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« Mon seul regret ? Ne pas avoir commencé plus tôt ! » L’interview de Petitexsirene, modèle de charme

Ricardo

Publié

le

Sirène : créature légendaire qui charme les marins par ses plaisants maléfices, les enjôle et les tient captifs dans la geôle de ses délices afin qu’ils glissent et se perdent dans les profondeurs des abysses. Ce pseudo sied à merveille à Petitexsirène, autant que sur ses lèvres pulpeuses les éclats vermeil. On dirait une voyageuse du temps, madone charnelle échappée d’un tableau de Rubens, passée par l’Amérique d’après-guerre pour atterrir devant un graf en Nike Air. Fantasme, modèle, maman, entrepreneuse, elle nous raconte comment elle fait pour être tout ça à la fois.

Quel a été ton parcours en tant que modèle sur les réseaux sociaux ?

J’avais un compte Instagram tout ce qu’il y a de plus classique, sur ma vie de maman, la cuisine, le sport, les fringues… Comme j’adore danser, il m’arrivait aussi de mettre en ligne des moments où je twerkais, ce genre de choses… Cela provoquait beaucoup de réactions, des hommes comme des femmes. Les hommes appréciaient beaucoup, certaines femmes aimaient que je m’assume, d’autres me descendaient carrément en me traitant de mauvaise mère… Puis un jour, j’ai fait part de mes difficultés financières et du fait que j’étais un peu perdue professionnellement. Une de mes abonnées m’a parlé de la cam, j’y avais déjà un peu pensé, mais de loin… J’ai décidé de me lancer sur un site français et j’ai adoré dès ma première diffusion ! La première année, je faisais ça en dilettante vu que je continuais de travailler à côté, mais quand j’ai vu l’ampleur que ça prenait, j’ai décidé de faire ça à plein temps.

Tu es en couple ? Comment ton partenaire prend cette occupation ?

J’ai été en couple en étant TDS et ça n’a posé problème qu’une fois, car cette décision était survenue en plein dans mon histoire. Maintenant, je préviens d’entrée de jeu et c’est accepté. Le plus dur n’est pas forcément d’admettre ma vie virtuelle avec d’autres hommes, mais plus le temps que j’y consacre, qui est parfois colossal. Ensuite il faut mettre la barrière et bien faire comprendre qu’il y a Petitexsirene et il y a la personne que je suis dans le réel. Même si, sur le fond, c’est la même personne, je reste une femme comme les autres, avec des rêves, des envies et parfois même l’envie de ne pas être glamour.

Tu es maman. Tes enfants sont-ils en âge de comprendre ton occupation et si ce n’est pas le cas, comptes-tu leur expliquer le moment venu ?

Par la force des choses mes enfants sont au courant. Je n’ai pas honte de ce que je fais, je leur ai expliqué avec des mots appropriés à leur âge. En fait le papa de mes deux grands est très conservateur et a réussi à me faire retirer la garde pleine à cause de mon activité. Sur les conseils d’un psychologue, je leur ai donc expliqué ce que je fais et depuis ça se passe très bien. Parfois, le plus grand me fait même des blagues sur mon métier ! Ma fille voit plutôt le côté princesse, pin-up, les cadeaux… Mon dernier est encore trop petit pour comprendre.

Justement, en parlant de pin-up, cela fait partie de ton personnage ou c’est un univers que tu aimais avant de commencer comme modèle ?

J’ai toujours eu ce côté pin-up, glamour. Les garçons qui me suivent sont aussi des amateurs de lingerie, de talons et de bas…

Il t’arrive de leur vendre tes dessous ?

Assez peu, car ce n’est pas très rentable et c’est une perte de temps pour moi. Je le fais vraiment pour faire plaisir aux garçons. Surtout qu’en vraie addict de la lingerie, ce n’est pas très funky de devoir porter le même string plusieurs jours pour une commande.

Il y a d’autres modèles que tu admires ou qui t’inspirent ?

Alors j’avoue ne pas trop regarder ce qu’il se passe à l’étranger mais, côté français, j’aime beaucoup Mint Julep car avant elle je n’avais pas l’idée d’aller aussi loin dans les scénarios. Sinon, je crois qu’on s’inspire toutes les unes des autres. Il faut juste le faire dans la bienveillance et ne surtout pas se jalouser car il y a de la place pour toutes ! Et le plus important, c’est de s’inspirer sans copier et trouver son style.

Tu es « curvy », comment vis-tu le fait d’être un modèle qui sort des canons de minceur et comment est-ce perçu ?

J’ai été plus mince qu’aujourd’hui et je n’aimais pas mon corps. Je n’avais plus de seins ni de fesses et personnellement j’aime les formes ! Oui, j’ai des kilos en trop mais je suis musclée et en bonne santé tout en me faisant plaisir. Beaucoup de femmes me suivent parce que je suis curvy et je l’assume, je porte de la lingerie sexy, je me montre et je vis grâce à ce corps « imparfait » selon les diktats de la société. Oui, les femmes rondes sont tout aussi désirables ! En tout cas, la cam m’a donné confiance en moi à ce niveau.

Tu dis être dominatrice, mais une dominatrice douce et compréhensive ?

J’ai un caractère dominant mais je ne suis pas dominatrice à proprement parler dans le sens où ce n’est pas ma principale activité, même si j’aime faire des sessions de domination. Disons que je ne suis pas là pour mettre à mal les soumis, je ne fais pas de team viewer ou de chantage, je ne suis pas là pour foutre leur vie en l’air. Et je ne suis pas là non plus pour les forcer à faire des choses qu’ils refusent ou recevoir des ordres impossibles, je ne fais rien qui puisse me mettre en porte-à-faux. Je suis à leur écoute, je ne me lance pas comme ça dans un show « dom ». Je tiens à préciser que certaines collègues savent gérer ce genre de pratiques, moi non. La domination est à mon sens à faire avec une personne qui a de l’expérience et qui maitrise cela. Il y a plein de filles qui se proclament domina mais qui ne se rendent pas compte de la responsabilité que ça peut engendrer. Donc je reste sur des pratiques safe. Je suis plutôt une déesse, j’aime être adorée, vénérée… et j’adore humilier. Je suis aussi une grande fétichiste ! Avoir un homme à mes pieds, quel bonheur !

Quelles sont tes pratiques préférées ? Et celles qui te rebutent ?

J’adore la fellation, les rapports tendres et violents à la fois, les mots crus de temps en temps, que l’on me masse… Et la cerise sur le gâteau c’est que l’on me lèche les seins fermement mais doucement, ça me rend dingue, je suis au bord de l’orgasme si on s’y prend bien. Sinon le fist me dégoute un peu, car quand je vois une main ou bras dans une minette, ça me fait penser à un acte chirurgical, voire barbare.

À ton avis, quelle est la recette de ton succès ?

Sincèrement, je l’ignore. Parfois il est très difficile de connaître les attentes des garçons et on ne peut pas contenter tout le monde. J’essaie vraiment de leur donner beaucoup. Honnêtement, avec mon abonnement, ils sont vraiment gagnants ; je fais du contenu porno classique, du fétichisme, du solo, du duo, même du lesbien… Il y a quand même de quoi se satisfaire. Maintenant, il est clair que les garçons viennent pour une personnalité et un physique. Personnellement, j’essaie vraiment faire preuve de créativité dans mes photos et mes vidéos car j’ai horreur de faire comme tout le monde.

Un fantasme que tu n’as jamais réalisé ?

J’adorerais le faire avec 3 mecs super tatoués et musclés ! Et aussi un grand gang bang lesbien, entre TDS, dans une villa de rêve !

Quelle a été la demande la plus insolite de la part d’un fan ?

Il y en a eu tellement, c’est dur de choisir ! Un garçon m’a demandé une vidéo où je devais boxer pendant 30 minutes, une autre fois de danser 30 minutes et la dernière, d’être debout les mains derrière la tête et de répéter : « Je suis une salope (ou une pute je ne sais plus) et j’aime ça » pendant 30 min ! Il y a aussi eu cette fois où un fétichiste m’a demandé de marcher totalement nue dans mon parking.

Tu as déjà été reconnue dans la rue ?

J’ai déjà été reconnue mais les garçons sont discrets en général et n’osent pas m’aborder. Je suis très ouverte, on peut me saluer à condition que je ne sois pas avec mes enfants. Ma famille est au courant donc je ne crains vraiment pas cela. J’ai beaucoup de chance car j’ai vraiment une communauté très bienveillante ! Les garçons respectent ma vie.

Ta relation avec eux sort parfois du cadre virtuel ?

Oui, j’en ai même rencontré plusieurs car à un moment donné un lien se crée et je me dis que si j’en suis là aujourd’hui, c’est grâce à eux ! Certains me couvrent de cadeaux, pensent à moi et ne me demandent pas que du sexe, ce qui est très agréable par ailleurs. Je rêve de faire un meet-up avec mes fans pour tous les remercier.

C’est quoi ton plus grand atout selon toi ?

Je crois que je fais partie des filles qui communiquent le plus et cette proximité joue énormément. Ensuite, le fait d’être une MILF, il faut avouer que ça plaît beaucoup aux petits jeunes…

Tu peux nous raconter un peu comment tu organises ta journée ?

Alors, le matin en me levant je mets mes réseaux Swame et Instagram à jour et je réponds aux messages. Puis, je pars m’entraîner et vers 11h, je commence à me préparer tout en faisant des stories Instagram et Snapchat. Ensuite je me mets en cam et je reste disponible pour des shows privés. En milieu de journée, je tourne mes vidéos et je fais des photos et le soir, je recommence à faire un peu de cam. Sinon il m’arrive d’être invitée à l’hôtel pour faire des jolies photos et j’en profite pour en faire un maximum pour mes réseaux.

Ça te prend combien de temps par jour ?

Je me suis offert un bel agenda pour m’organiser et ne plus me laisser déborder car c’est très chronophage, on passe un temps fou sur son téléphone et sur l’ordinateur. Avant, je faisais 11h/3h du matin mais j’ai arrêté, c’était trop. Le problème c’est que vingt-quatre heures, ce n’est pas suffisant car j’ai beaucoup d’idées et d’envies. Il est impossible de quantifier mon temps de travail mais pour une vidéo, par exemple, il me faut trois heures de réalisation. Pour les photos, c’est incalculable et les réseaux, c’est encore pire !

Tu te fais aider pour produire tes contenus ?

Non, j’ai tout appris par moi-même, j’essaie de faire au mieux à mon niveau. Ça reste du pro/am mais je suis contente de ce que je fais. Si c’est en ligne, c’est que ça me plaît.

Aujourd’hui, c’est donc ton activité à plein temps. C’est rentable par rapport au temps investi ? Tu arrives à en vivre ?

Oui, j’ai la chance d’en vivre, je me sens très privilégiée. Je ne dévoilerai pas mes revenus mais maintenant que j’ai trouvé un équilibre. Oui, c’est rentable au regard du temps investi. Il faut rappeler que nos prestations peuvent paraître chères mais, déjà, c’est du contenu pornographique donc par conséquent, un métier où l’on s’expose. Ensuite, nos revenus sont instables d’un mois sur l’autre et nous en reversons une partie aux plateformes et payons des impôts et des taxes. Mais j’en vis bien !

Tu as une plateforme préférée ?

Pour le moment je suis très contente de Swame, la plateforme est très pratique et facile d’utilisation, on peut y mettre du contenu plus long et plus lourd. J’espère qu’elle aidera d’avantage de filles, qu’elle évoluera avec d’autres fonctionnalités et que la communauté s’agrandira.

Tu penses t’arrêter un jour ?

Oui, mais peut-être garder un pied dedans, si le secteur reste porteur, sans doute pour aider les filles à se lancer, ce genre de choses… Mais pour le moment, je profite, je kiffe ce que je fais et seul l’avenir nous le dira. J’ai un rêve, mais il n’a rien à voir avec le travail du sexe.

Des regrets sur tes débuts dans le milieu, des erreurs que tu aurais faites ?

Ne pas avoir commencé plus tôt ! Et aussi, de ne pas m’être diversifiée plus vite et d’avoir commencé les vidéos si tard. Après ce n’est pas un réel regret, car je pense qu’il faut y aller par étape, mais disons que j’avais le potentiel.

Des conseils pour ceux ou celles qui voudraient se lancer ?

S’armer de patience, être assidu et bien dans sa tête. Ce n’est pas facile de faire du contenu X, il faut se confronter à la société, aux parasites, sans oublier la concurrence. Il y a de la place pour tout le monde mais tout le monde ne réussit pas pareil. Ce peut être frustrant de voir les autres réussir et galérer de son côté. Il faut avoir la volonté et ne rien lâcher. Dernière chose, il faut investir, dans un équipement de bonne qualité par exemple, pour avoir un retour.

Certaines critiques se font entendre sur l’irruption des « stars » sur des réseaux comme Onlyfans ou Swame, qui siphonneraient ainsi les revenus des TDS anonymes. Qu’en penses-tu ?

Tout le monde a sa place et chacun fait ce qu’il veut. Au début, j’étais contre mais une personne avec de la notoriété va ramener du monde donc d’éventuels nouveaux fans, je pense qu’il faut plus voir le côté positif que négatif.

Pour finir, tu peux nous parler de cette histoire de graffiti ?

C’est un truc de fou ! En fait, il y a un an un garçon m’avait fait en petit personnage, j’en avais fait un sticker, mais rien de plus. Puis cette année, je me suis dit que je voulais vraiment que ça devienne mon emblème. Ensuite, je cherchais à poser devant un graf. J’ai cherché sur Instagram et j’ai flashé sur un artiste. Je suis allée sur son spot secret et ça a fait boule de neige, l’artiste a posté la photo et ça a parlé dans le milieu. Après, j’ai rencontré plusieurs artistes à un évènement, j’ai fait part de mon envie d’avoir mon propre graf et deux adorables garçons, qui sont connus et préfèrent rester anonymes, ont accepté ! J’ai aussi eu la chance de faire un body paint avec @Drea_art et une toile avec @blure_one.

Vous pouvez retrouver Petitexsirene sur Twitter, Swame et bien d’autres plateformes !

 
 

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