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Kenna James : 0% de vice

Dimitri Largo

Publié

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Son nom est James, Kenna James. Elle aurait fait une parfaite Bond girl, mais a préféré promouvoir les bienfaits du sperme pour la peau. Car Kenna est une publicité pour le X : rayonnante, intelligente, posée, côté face. Perverse, vorace, soumise, côté pile. Une combinaison qui fait de la blonde de l’Indiana une formidable actrice, loin des canons habituels.

Kenna est une fantastique rimmeuse. Traduction : elle fait des rimjob comme personne. Le rimjob, c’est un anulingus en bon François. Une fleur de rose dans la littérature. « Oh oui, bouffe-moi le trou du cul » dans l’intimité. Qu’ils aiment faire ce truc, ce n’est pas marqué sur la tête des gens et surtout pas celle de Kenna James. En effet, la jeune femme de bientôt 26 ans est aussi sage dans la vie de tous les jours qu’elle est furieuse dans ses vidéos. « Ce qui choque le plus les gens, c’est à quel point je suis normale explique-t-elle au site Youvebeenhooked. Je ne suis pas une diva, je ne suis pas une sex addict et ma maison n’est pas remplie de sextoys. Je suis juste quelqu’un de normal qui fait un boulot qui ne l’est pas trop ! Je ne sors pas en soirée, je prends zéro drogue, même pas un joint. Je bois rarement et je ne fume pas de clope ». Ce mode de vie est pour beaucoup dans sa longévité.

Apparue en 2014, primesautière, alors qu’elle n’avait que 19 ans, Kenna s’est imposée depuis comme le prototype de la girl next door, la seule niche grand public qui puisse rivaliser avec celle de la milf aux gros seins. Son mérite fut notamment celui d’avoir su rebondir après son entrée par la grande porte chez Penthouse, fin 2014. A cette époque, elle ne travaille qu’avec des filles. Inutile d’en faire plus, les affaires marchent bien d’emblée. Ultra-photogénique, Kenna James passe son temps à faire les cover girls.

En 2016, elle est désignée Penthouse Pet of the Year (ce qui ne représente plus grand-chose aujourd’hui, alors que c’était synonyme de vedettariat il y a quatre ans. On ne parlera pas de gloire, faut pas déconner non plus…). En 2017, elle franchit le Rubicon de l’hétéro pour Vixen. « Le studio collait à l’image que je voulais donner en passant à l’hétéro ». C’est la seule entorse qu’elle fera au lesbien jusqu’en 2019, année lors de laquelle elle lâche les chevaux. Les bonnes grosses faciales prennent le pas sur les broutes-minous. Pornpros, Evil Angel, Brazzers, Zero Tolerance… Sa digue lâche totalement et c’est justement à ce moment que ses talents de rimmeuse éclatent au grand jour.

Naturellement, elle retourne dans le giron de VMG pour tourner sa première anale à travers le studio Tushy. Si ses talents de performeuse éclatent au grand jour, ses prestas sur la comédie sont louées. Les prods s’arrachent son profil aux antipodes de la brune incendiaire aux gros seins type Abella Danger.

Dans la peau d’une working girl qui vrille ou dans celle de la belle-doche qui a un sens de la famille dévoyé, elle excelle. « Je peux apprendre des pages de dialogue la veille et les réciter sans aucun problème le lendemain. Honnêtement, ça vient naturellement chez moi ». La plupart de ses concurrentes et collègues sont loin de pouvoir en dire autant.

James a un avantage : son background, celui d’une fille sérieuse qui a bossé dur et qui a appris son taf au sein d’un star system désormais disparu. « Je suis en décalage total avec l’état d’esprit des gens de ma génération. Le travail dur et le sens de la responsabilité ont disparu. J’ai pris mon indépendance à l’âge de 17 ans. C’était la seule solution si je voulais une vie meilleure : me prendre en main. Je suis partie dans une ville où je n’avais jamais mis les pieds, à quatre heures de route, je me suis inscrite moi-même au lycée, j’ai trouvé un petit appartement et un boulot de stripteaseuse dans un petit club pour m’assumer. J’ai appris tôt la valeur du labeur. Ma génération a les mains dans les poches et franchement, ça me rend triste ». Des propos qu’on croirait sortis de la bouche d’un vieux con mais qui prennent une autre résonance sachant qu’ils sont prononcés par une pornstar aux plus de 400 scènes à 25 ans. Un rythme de stakhanoviste qui laisse des traces. « Tout le monde a des hauts et des bas. Parfois, je travaille alors que je suis en mode total burnout. Quand j’ai besoin, je recharge les batteries chez moi avec mes chats ou je vais voir mes grands-parents. Ce sont mes refuges ».

Seul vice qu’elle concède : la gourmandise. Kenna aime les pâtes, les carbonara. « Mais les carbo ne m’aiment pas », rigole-t-elle. Elle est comme ça, Kenna, la subversion, la vraie, la gorge profonde jusqu’à la garde, elle la réserve à son public, son audience à 250 000 twittos. Business as usual.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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