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Les meilleures scènes satanistes

Dimitri Largo

Publié

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Depuis que le Lil Nas X est parti dans le délire à la suite des QAnon, on n’a jamais parlé autant de satanisme. Toujours en avance sur les modes, le porno n’a pas attendu qu’un rappeur sorte une paire de sneakers aux couleurs du diable pour se saisir de l’esthétique chère aux fans du malin. Voilà une sélection des meilleures scènes où Satan t’habite…  

The New Devil in Miss Jones (2005)

Nous ne sommes pas allés jusqu’à remonter au premier, un film légendaire mais qui encaisse visuellement le poids des années. Toutefois, ce remake de Devil in Miss Jones, réalisé par Paul Thomas pour Vivid au milieu des années 2000, constitue un magnifique hommage à l’œuvre originale de Gerard Damiano. La tension sexuelle et le hard intense qui caractérisent les films de P.T. sautent aux yeux. Dans la peau de Miss Jones, la suicidée, Georgina Spelvin est remplacée par Savanna Samson et son âme damnée, Miss Devlin, est campée par une Jenna Jameson au top. Si le diable doit débarquer pour de vrai, ce sera sous ses traits.

The Summoning (2020)

Le diable a ses disciples, les démons : succube pour une femelle et incube pour un mâle. Romi Rain et Xander Corvus en sont. Ils sont invoqués par un couple malintentionné formé par le charismatique Seth Gamble et la plantureuse Abigaïl Mac, sacrifiée pour l’occasion. Leur but : la vie éternelle. Belle partouze de fin, milfs aux gros seins et pentacles en pagaille : Digital Playground a une expertise certaine dans les films feature, même si la grande période des Pirates semble loin.

Satan’s Whore (2009)

En Europe, rares sont les studios qui prêtaient autant d’attention à l’esthétique que Harmony à cette époque. Passés maîtres dans l’art du fétichisme kinky, les Anglais ont délivré avec ce Satan’s Whores un foutu chef d’œuvre de porn décadent. Gonzo, mais dans le bon sens du terme (débarrassé d’un acting inepte), ce all-sex frappe autant par sa maîtrise des codes du clip que par l’attention portée aux détails. Gazzman, le réalisateur, doit avoir du Lovecraft et du Anton Lavey dans sa bibliothèque. En tout cas, la Russe Alexandra Cat incarne une promeneuse de Satan en tout point diabolique. Hard, beau et rythmé : un film d’enfer.

Karl’s X World 9 (2020)

Karl Tough Love a la dégaine d’un type qui sort d’une backroom des années 80, à se demander si on ne s’est pas trompé d’orientation sexuelle devant la jaquette. Mais non, derrière le personnage de Karl se cache Charles Dera, un des gars les plus déjantés du circuit underground. C’est un queutard loufoque qui aime le rough sex, même si on n’est pas non plus dans le Max Hardcore. Dans ce 9ème numéro, Charles « Karl » Dera est mort et atterrit directement en Enfer, non parce qu’il a commis trop de péchés, mais parce que Lucifer alias Andreina DLux veut se le faire. À voir, par curiosité.

Demon Lust (2015)

Ralph Long et son distributeur Spizoo ne se prennent pas au sérieux dans Demon Lust, une parodie fleuve des aventures de Van Helsing. Dans la peau du chasseur de démons, Tommy Gunn, plus balaise pour empaler avec son pieu de chair qu’avec ceux de bois. Dans sa nullité grivoise et joyeuse, il est rejoint par une flopée de seconds-rôles : Tommy Pistol, Evan Stone et Ralph Long lui-même. Et puis Satan est comme les chats noirs, présent dans neuf scènes.

 

All Her Luv. The Deal (2018)

Brooklyn Chase en a plein le cul et décide de quitter son job, au passage elle insulte son boss au téléphone et blasphème suffisamment pour qu’un démon, Jessa Rhodes, apparaisse dans les volutes de fumée, tandis que sa langue se met à fourcher. Étonnamment bien réalisé, cet effet ! Bref, pour le coup, Belzébuth/Jessa ne vient pas récolter son âme, mais sa chatte. C’est qu’elle a une furieuse envie de s’amuser ! Alors, certes, au bout de quelques minutes, les références sataniques sont totalement oubliées, mais ces deux-là se kiffent suffisamment pour nous accrocher.

A Thing of Beauty (2015)

Dana Vespoli revisite le mythe de Faust à travers la rousse Bree Daniels alias Victoria Hook, une employée de bureau qui fantasme sur une vie plus pimentée. Elle se retrouve ainsi à pactiser avec le diable, Vespoli elle-même, histoire de sortir de son enfer quotidien. Très orienté « lesbien » avec trois des cinq scènes en girl/girl, on y retrouve notamment Aiden Starr, Sinn Sage, Karlie Montan et Skin Diamond. Un film qui est au XXIème siècle ce que fut Madame Bovary pour le sien…

The Devil’s Workshop 2. Body & Soul (2014)

Satan et le BDSM, c’est une belle histoire d’amour et d’intérêts. Tim Woodman (aucun lien avec Pierre) œuvre pour Severe Sex, un studio dont le nom se suffit à lui-même. Il a imaginé l’atelier du diable, un endroit où il asticote en personne ceux et celles qui n’ont pas respecté le pacte noué. C’est le cas de Nicki Hunter, une chanteuse de cabaret prête à tout pour faire décoller sa carrière mais pas à en payer le prix. Du SM soft visuel et enlevé qui constitue une bonne introduction au genre.

Journaliste professionnel depuis 2003. Rédacteur du magazine Hot Video de 2007 à 2014.

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