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Grok : Musk rhabille son IA sous la pression

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Sur X (ex-Twitter), Elon Musk semble avoir confondu « liberté d’expression » et foire au deepfake. Le dernier scandale en date ? Grok, l’assistant dopé aux algorithmes de la plateforme, qui permettait de générer des images déshabillées de personnes réelles via une simple commande. Un « strip-tease » numérique non sollicité qui a rapidement transformé le fil d’actualité en un Far West du contenu explicite, forçant le patron de Tesla à un rétropédalage en urgence après un tollé planétaire.

Le « Pay-to-Nude » : L’éthique à deux vitesses ?

Face à la tempête, la première parade de Musk a été… très capitaliste : réserver l’outil de génération d’images aux seuls abonnés Premium. Une décision qui a fait grincer des dents, car transformer un outil capable de produire des contenus litigieux en un « service VIP » revient, pour beaucoup, à monétiser l’abus de manière indirecte. La plateforme a finalement dû annoncer un blocage plus strict du déshabillage des personnes réelles, tentant de colmater une brèche sécuritaire qui, selon l’agence Associated Press, aurait même laissé passer des générations d’images de mineurs.

La riposte politique et l’appel aux plaintes

Cette fois, la provocation de trop n’est pas passée auprès des chancelleries. Outre-Manche, le ton est monté d’un cran : le Premier ministre britannique Keir Starmer a fustigé des contenus « dégoûtants », rappelant via Reuters que X n’avait d’autre choix que de se plier aux lois locales sous peine de sanctions massives.

En France, la réponse s’est voulue particulièrement offensive. Jean-Noël Barrot, actuel Ministre des Affaires étrangères et ancien héraut de la régulation numérique, est monté au créneau. Fidèle à sa ligne de fermeté, il a publiquement invité les victimes de ces détournements d’images à ne pas en rester là et à déposer plainte systématiquement. Une manière de rappeler que derrière les algorithmes de la Silicon Valley, c’est bien le droit pénal qui s’applique.

Bruxelles garde l’œil sur le code

Pendant que les ministres s’insurgent, Bruxelles peaufine sa stratégie de surveillance. La Commission Européenne a imposé une « ordonnance de conservation » à X, obligeant Elon Musk à archiver chaque document interne et chaque ligne de code concernant Grok jusqu’en 2026. Cette mise sous tutelle numérique vise à vérifier si les filtres mis en place sont réellement efficaces ou s’il s’agit d’un simple habillage technique pour calmer les marchés.

Le dossier Grok illustre une nouvelle fois la tension permanente entre les ambitions technologiques de X et les cadres légaux internationaux. Dans cette course à l’image générée, la frontière entre création numérique et détournement d’identité n’a jamais été aussi ténue.

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