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Les secrets de la sextape gay

Thomas Fap

Publié

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Qui n’a jamais eu, ne serait-ce que l’idée, de faire sa propre sextape ? Hétéros comme gays, on en a tous entendu parler. Et alors que cela fait maintenant une décennie que les starlettes s’amusent à filmer leurs galipettes, pourquoi on s’en priverait ? Mais se filmer en plein ébat s’improvise-t-il ? Quelques bonnes pratiques s’imposent…

Réfléchir avant d’agir

Vous aimez le porno gay ? Vous en regardez en quantité et cela vous fait fantasmer d’être à votre tour sur un écran ? Rien d’anormal : beaucoup de garçons sont excités par ça ! Envisager de passer à l’acte demande tout de même un minimum de réflexion. Avec quoi allez-vous filmer ? Une caméra ou votre portable ? Serez-vous le propriétaire de la vidéo ? Votre partenaire y aura-t-il accès ? Qui sera justement ce partenaire ? Votre copain ? Un plan cul régulier ? Un inconnu ? Est-il vraiment à l’aise avec le fait d’être filmé ? Accepte-t-il qu’on voit son visage ? Montrerez-vous le vôtre ? Comptez-vous garder la vidéo pour vous seul ? Ou avez-vous envie de la partager et la mettre en ligne sur un tube ?

Vous trouvez que ça fait beaucoup de questions ? Ce n’est que le début ! Mieux vaut réfléchir avant, que regretter après ! Cela ne vous a pas échappé que la popularité de la sextape vient des nombreuses fuites embarrassantes qu’elle a pu générer. Autant dire qu’il faut avoir sacrément confiance en la personne avec qui on la fait ! Le moins risqué est sans aucun doute de faire sa sextape en en étant le propriétaire. Au moins vous avez les cartes en main. Mais il y a fort à parier que votre partenaire vous en demandera une copie (car le spectacle se fait à deux). Êtes-vous prêt à prendre le risque ? La règle première de la sextape est d’être sûr de la personne avec qui on la fait. Toute erreur pourrait vouloir un scandale ou des années de tentatives de suppressions sur d’obscures plate-formes vidéos…

LE dilemme : être spontané ou dans la maîtrise ?

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Beaucoup de sextapes se font à l’improviste. Vous êtes en train de baiser, c’est chaud, vous ou votre partenaire lance : « Et si on se filmait, ça peut être excitant non ? ». On ne va pas se mentir : certaines baises filmées à l’arrache peuvent donner un résultat très bandant. Car l’excitation du moment se ressent à l’écran alors que la caméra tremble. Pas de triche, l’authenticité de cet instant chaud est super excitante. C’est aussi ce qui a fait le succès des tubes : toutes ces vidéos d’inconnus, aux physiques souvent imparfaits, qui nous ressemblent plus que les pornstars des grands studios, qui le temps d’une vidéo se lâchent et s’exhibent… Si vous faites une sextape pour le simple plaisir de goûter au plaisir du sexe filmé, pas de doute que l’improvisation est une bonne solution. Que ce soit vous ou votre partenaire, vous vous surprendrez à révéler un nouveau visage, à en rajouter !

D’autres voudront peut-être opter pour plus de maîtrise, de perfectionnisme. Soit ils veulent sacraliser l’instant sexuel, soit en faire une vidéo bien foutue pour « buzzer » sur les Internet. Ils veilleront donc déjà à être « au top » physiquement (bien coiffé, pas trop mangé ce jour-là, idéalement pas juté pour garantir une éjac visuellement forte… et pour les passifs, ils auront fait un lavement en profondeur afin d’éviter tout « accident » !). Ils veilleront également à choisir un lieu adéquat, avec une bonne lumière qui assure que l’image ne sera pas pourrie, un cadre qui fera que l’action soit encore plus excitante… Les pointilleux n’oublieront pas que certaines positions et façon de se tenir sont à privilégier pour ne pas cacher les sexes et ne rien louper de l’action.

Quitte à briser les fantasmes de certains, on est quand même obligé de vous le dire : avant d’atteindre le niveau d’une vidéo porno, il faudra beaucoup bosser ! Si vous ne voulez pas avoir recours à une troisième personne pour vous filmer, il sera difficile d’avoir un bon rendu. On ne peut pas tout faire en même temps : combler son partenaire et tenir la caméra. Et un plan fixe d’une heure c’est d’un ennui… Un porno efficace joue énormément du montage, des différents points de vues, parties du visage et du corps filmés sous toutes les coutures. Difficile pour quelqu’un qui n’a jamais filmé d’arriver à ce résultat dès le premier coup.

C’est sans doute pour cela que les « vidéos persos » ont souvent recours à un style se rapprochant du « POV » : celui qui baise tient la caméra, on ne voit pas forcément son visage, on s’imagine à sa place…

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Attention à ceux qui voudraient absolument faire une « belle vidéo » : à force de vouloir trop bien faire et de penser au rendu final, vous risquez de ne plus être connecté à l’autre et ne plus trop prendre de plaisir. C’est pour cette raison qu’on conseillera plutôt le côté plus improvisé. D’ailleurs si l’on y regarde de près, c’est presque une caractéristique clé de la sextape ce style bordélique, cette esthétique brute, « trash », d’un instant « volé ».

Choisir son style

Il existe presque autant de styles de sextapes que de personnes. Libre à vous et votre partenaire de vous laisser aller et de choisir ce que vous avez envie de filmer et comment. Voulez-vous faire ça au lit ou en mode exhib et aventureux ? Avez-vous envie de rester relativement pudique ou d’en faire des tonnes, ne lésinant pas sur les regards frontaux à la caméra pendant la pipe, les insultes et commentaires délicieusement vulgaires ? Voulez-vous être tendre ou plus hard ? Souhaitez-vous vous mettre en scène ou vous effacez au profit de votre partenaire ? Allez-vous filmer les visages ?

Plan à deux, plan à 3, orgie, préliminaires, sodos, séance de domination, léchage de skets ou de panards, fragments de plan ou plan complet : à vous de voir ce que vous avez envie de filmer et ce que vous voulez garder. Si vous avez envie de faire une longue vidéo ou plusieurs à la suite…

« La sextape, ça décuple le plaisir ! »

Pourquoi oser réaliser sa sextape et comment c’est ? On a contacté deux mecs exhibs qui alimentent régulièrement des tubes avec leurs frasques.

Jérôme a 26 ans, vit à Toulouse et est passif : « Ça a toujours été un fantasme d’être filmé. Je suis plutôt soumis et l’idée qu’un mec me prenne en main, en me dirigeant avec une caméra, me chauffe trop ! Je propose régulièrement à des plans de me filmer en train de les sucer ou de me faire prendre. Je leur passe mon téléphone comme ça je suis sûr de garder le contrôles des images. Quand je me fais sodo, je demande à ce qu’ils fassent gaffe de pas filmer mon visage. Pour la pipe, c’est plus délicat de se cacher mais j’ai trouvé une astuce : la cagoule ! Comme ça je peux mettre en ligne mes vidéos, faire à fond ma salope sans que personne ne capte que c’est moi (rires).

C’est difficile à décrire ce qu’on ressent quand on fait ça en étant filmé. Ça décuple vraiment le plaisir. C’est comme si on basculait dans une autre dimension. Tu sens une autre atmosphère, un autre regard sur toi. C’est bien toi qui fait du sexe mais en même temps t’es dans la représentation de toi-même. Je me surprends toujours à couiner plus fort, à en rajouter. La caméra me donne envie de me lâcher, de donner le meilleur de moi-même. Je suis autant excité en faisant les vidéos qu’en les regardant ou en les partageant. Ça m’excite de les poster sur Internet, de savoir que des mecs vont se branler dessus. J’aime bien lire les commentaires. J’avoue, je suis devenu un peu accro. A tel point que je demande presque tout le temps aux mecs avec qui je baise de me filmer. Ça les chauffe souvent. Eux aussi je crois que ça les fait kiffer, que ça fait ressortir à mort leur côté domi »

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« Faire des vidéos a relancé ma vie sexuelle »

Eric, 42 ans, actif, affirme pour sa part que partager ses sextapes a complètement relancé sa vie sexuelle ! Il explique : « Je suis assez ordinaire comme mec. J’ai rien de particulier si ce n’est une bonne bite (rires) Un jour, un plan, un mec d’une trentaine d’années un peu moins âgé que moi, a proposé que je le filme. Il était très exhib. On s’est fait un délire et à la fin je plaisantais en lui disant que j’allais mettre ça sur Internet tellement c’était chaud. Il m’a encouragé à le faire ! Je l’ai posté, j’ai été surpris de voir que la vidéo faisait des milliers de vues ! Pourtant on ne voyait ni mon visage ni celui du passif. Les mecs disaient qu’ils adoraient ma queue, ma voix, qu’ils avaient envie que je les baise. J’ai commencé à proposer ça à mes plans en leur promettant que je ne filmerai pas leur visage. Je fais ça souvent maintenant. En général, les gars demandent à revoir la vidéo à la fin pour être sûr qu’on ne peut pas les reconnaitre. Ils me demandent souvent aussi le fichier. Certains m’ont dit utiliser les vidéos pour chauffer des plans culs potentiels.

Une chose est sûre : ça a reboosté ma sexualité et ça m’a permis de me faire des mecs qui étaient « hors de ma portée » auparavant. J’ai commencé à recevoir pas mal de messages de jeunes mecs qui avaient envie que je les saute en les filmant. Tu imagines pas comme c’est un trip répandu ! Certains ont fait 2 h de train pour me rencontrer et parfois sans même demander une photo de mon visage ! Avant je plaisais pas du tout aux minets. Maintenant je m’en tape très souvent. Les jeunes mecs sont excités par ma voix, qui est assez grave, ma façon de commenter pendant que je les lime, de dominer. Au départ j’ai filmé pour délirer, aujourd’hui je peux dire que je filme pour baiser encore et toujours plus (rires) ».

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Le fait de filmer de la baise sans montrer le visage semble avoir définitivement démocratisé notre façon de fabriquer notre propre pornographie. Beaucoup de garçons , qui n’oseraient jamais tourner dans un porno pro de peur d’être reconnus par des proches, sautent le pas et inondent les tubes de leurs expériences. Un genre porno en soi, qui trouve curieusement son public même s’il ne montre que des corps en action. Ces corps, ce sont un peu les nôtres. On s’y projette, c’est ce qui peut faire le sel de ces « productions maisons ». Dès lors, on est aussi en droit de se dire que si ça se trouve, notre voisin, notre meilleur pote ou même notre mec s’est déjà prêté à l’exercice. Après avoir tant regardé de X, allons-nous tous finir sur un écran ?

Thomas s'abreuve de porno depuis ses 15 ans. Après les premiers émois des VHS hétéros, il développe une passion débordante pour le x gay alors qu'Internet fait son apparition. Pornophage et curieux, tous les genres et fétiches attisent sa curiosité. Il partage ses fantasmes et addictions sur son propre blog, Gaypornocreme, et régulièrement pour le magazine gay Qweek.

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