Quatre Playmates qui ont marqué leur époque

Ah les pin-up du mag’ au lapin ! Combien d’entre nous en ont collé les pages, face à toutes ces beautés dénudées. Ce que ça me rappelle comme souvenirs ! La grande époque des émissions de Collaro avec la danse lascive de fin de soirée, les débuts de Canal+ avec le premier samedi du mois et le coup de la passoire pour essayer de briser le cryptage de la chaîne. Aujourd’hui c’est cadeau ! On vous en a sélectionné quatre qui ont laissé une sacrée trace de leur passage…

Shanna Moakler, c’est qu’elle donne chaud Shanna !

 

C’est-y pas mignon ce petit bijou au nombril !

L’ancienne Miss America de 1995 a accédé à ce titre en remplacement de Chelsi Smith qui venait juste de se choper une promo comme Miss Univers. Bon, on dira qu’il y a pire. En 2001, elle est abordée par le regretté Hugh Hefner qui la veut pour la couverture du numéro de décembre de Playboy. On a beau dire mais le statut de Miss, ça vous ouvre une carrière à Hollywood.

Dès 1996, on la voit dans plusieurs séries télévisées dont Un tandem de choc, rappelez-vous : l’union d’un flic d’origine américano-italienne, d’un Canadien de la police montée et de son loup Diefenbaker. Elle apparaît dans l’épisode 7 de la seconde saison : Juliette pour toujours (Juliet is Bleeding). On la retrouve ensuite dans l’épisode 22 de la saison 3 de Loïs et Clark, les nouvelles aventures de Superman : Ce n’est qu’un au revoir (Big Girls Don’t Fly).

Mais c’est au cours des années 1998-2000 que sa carrière passe d’apparition à celle d’un personnage récurrent dans les quatrième et cinquième saisons de la série Pacific Blue (qui suit le quotidien de jeunes et beaux policiers cyclistes dans les rues de Santa Monica) où elle interprète le rôle de l’officier Monica Harper.

Au cours des années 2000 on la revoit dans Joey (spin-off de Friends), Les Experts Las Vegas, NCIS : Enquêtes spéciales (version Gibbs) ou plus récemment dans Back Stabber, non encore parvenue sur nos écrans.

Concernant sa vie privée (mais cela ne nous regarde pas) elle fut en couple avec Travis Barker, batteur du groupe Blink-182. Sept albums et des titres comme Take Off Your Pants and Jacket (Vire ton pantalon et ta veste, NDLR), quand c’est demandé si gentiment, hein… Ou encore She’s out of her mind sur l’album California de 2016, où le clip est agrémenté de trois belles filles, courant à poil dans la rue, et incarnant les musiciens lors des refrains, pendant pas loin de trois minutes de pur bonheur audiovisuel.

Image extraite du clip She’s Out Of Her Mind de Blink-182

 

Le fait est qu’ils resteront ensemble de 2004 à 2006. Ils divorcent, elle se rapproche à nouveau de lui après qu’il ait réchappé du crash de son jet privé, peu après le décollage, qui lui laissera des brûlures aux 2e et 3e degrés sur 1/3 du corps pour finalement annoncer leur rupture définitive en 2009. Amour, boire et s’vautrer…

Juliette Fretté, le nom de la rose

Toute une invitation au voyage…

 

Jeune et brillante étudiante, c’est au cours de son cursus universitaire à Los Angeles que Juliette Fretté prend le pseudonyme de Juliette Rose afin de poser pour Playboy. Sa toute première apparition se fera en compagnie d’autres filles dans le numéro d’octobre 2005 dans un article intitulé Girls of the PAC 10 (Les filles de la Pacific-10 Conference), un groupement de dix universités gérant les compétitions sportives dans onze sports masculins et féminins dans l’ouest des États-Unis. L’année suivante, elle sera la Coed of the Week (Étudiante de la semaine) en janvier puis la Coed of the Month (Étudiante du mois) au mois de mars suivant. Elle fera des apparitions courant 2 006 et 2007, dans les numéros spéciaux de Playboy College Girls et Wild College Girls entre autres.

[…] Une féministe peut apparaître dans Playboy : parce que c’est amusant

Outre modèle de charme, elle est artiste peintre et écrivaine. « Un esprit sain dans un corps sain ». Et des seins elle en a. Deux jolies pommes dressées et arrogantes comme une invitation au voyage. C’est donc avec plaisir que nous la découvrons comme Miss June, dans les pages de Playboy en 2008.

Personnellement, j’adore les étudiantes… pas vous ?

Elle est la première féministe militante et déclarée à avoir posé. Elle déclarera par la suite : « Ce que je faisais portait déjà à controverse, donc je me suis dit que je pouvais aller jusqu’au bout ». Pour elle : « Une vraie féministe croit à l’égalité sociale, politique et économique des hommes et des femmes […] À présent plus que jamais, je peux expliquer pourquoi une féministe peut apparaître dans Playboy : parce que c’est amusant. C’est créatif. Et je m’y sens bien ».

Juliette rédige également des chroniques en freelance pour différentes revues ou sites Internet, par exemple pour Examiner.com et pour le Huffington Post. Des billets tels que The Dummie’s Guide to Enslaving Women (traduire par l’asservissement des femmes pour les nuls) ou encore The War on Penis Terror : Angry Vagina and Her Dating App, (La guerre contre la dictature du pénis : Un vagin en colère après son appli de rencontre). Elle a également réalisé une interview d’Olivia De Berardinis, la célèbre dessinatrice de pin-up.

Marylin Cole, enfin une fille à poils !

 

Pour la première fois dans l’histoire des magazines de charme, un modèle est photographié de face sans cacher ses poils pubiens, une petite révolution initiée par le fondateur de Playboy

La petite britannique végétait jusqu’à ce qu’elle prenne un poste de Bunny au Playboy club de Londres. Embauchée puis repérée par le responsable de l’établissement, elle fit des tests photographiques afin de poser pour le magazine.

L’époque était encore à la censure, et malgré des photos de nu total, on ne voyait jamais les attributs pubiens des demoiselles, toujours masqués par une chose ou une autre comme Karen Christy, Miss décembre 1971, qui avait posé avec le bocal d’un poisson rouge, judicieusement placé, qui ne laissait deviner que les prémices de sa toison blonde. C’était également le temps de la guerre ouverte entre les deux concurrents de l’époque Playboy et Penthouse.

Journaliste pour l’hebdomadaire britannique The Observer

En 1972, Hugh Efner décidera de prendre un risque. Il publiera un cliché de Marilyn Cole photographiée par Alexas Urba, considéré à l’époque comme l’un des maîtres de la lumière. Elle pose nue et de face, la seule chose masquant légèrement son pubis sera l’ombre projetée par un livre qu’elle tient au coin d’une cheminée. Une fois de plus, Playboy révolutionne le monde des magazines de charme.

L’année 1972, marquera l’histoire du magazine en atteignant des records de vente (plus de sept millions d’exemplaires). Non seulement Marylin Cole deviendra la Playmate de l’année 1973 (avec le cachet y afférent) mais aussi un break de chasse Volvo rose. Et puis, le succès passé, elle reprendra son poste au Club Playboy jusqu’en 1974, prendra du galon en devenant responsable des relations publiques.

Elle continuera à poser pour le magazine jusqu’en 1984, année de son mariage avec Victor Lownes, l’un des responsables de la société d’édition et le créateur des Club Playboy. Elle deviendra ensuite journaliste pour l’hebdomadaire britannique The Observer ainsi que pour les revues américaines masculines Esquire et GQ.

Dorothy Stratten, le roman noir d’une histoire à l’eau de rose

 

La grande époque du strass et des paillettes de Playboy

Lorsqu’elle rencontre Paul Snider en 1977, Dorothy Stratten n’imaginerait jamais le funeste destin qui l’attend. Elle travaille alors pour la chaîne de fast-food et d’ice-cream Dairy Queen, plus connus sous l’appellation de DQ Restaurants. Lui est gérant de discothèque et proxénète occasionnel. Le conte de fées peut donc commencer…

En 1979, il envoie des clichés de sa chère et tendre au magazine Playboy afin de la faire connaître (Ah ! Prostitution quand tu nous tiens !) et accessoirement, l’épouse en juin, à Las Vegas, où ils s’installent. Elle devient la Miss Août du magazine et également la Playmate de l’année.

Comme pour Shanna Moakler, c’est à la télévision qu’elle tente sa chance, mais avec beaucoup moins de succès. Un seul film « remarquable » à son actif : Galaxina, bien évidemment par pour son scénario (Au XXXIe siècle, on parvient à faire des robots dotés sentiments humains), mais pour la combinaison blanche et moulante hyperdisco à dos nu qu’elle porte (c’est pas compliqué, on croirait une des starlettes des anciens magazines des Eigthies Teeny Exzesse de l’allemand Silwa ou Teenage Schoolgirls et Lolita Anal Sex chez le Danois Color Climax). Parce que là au niveau histoire, dialogues et personnages, on est sur du très lourd (et le mot est faible) quand on voit David A. Cox interpréter un tant inimaginable qu’hyperkitsch M. Spot… Mais retenons surtout que ce sera le seul long-métrage (95 minutes) où elle obtiendra LE premier rôle.

 

Dorothy Stratten décède à l’âge de vingt ans

En 1981, elle tournera à nouveau dans Et tout le monde riait de Peter Bogdanovich. Le film sortira en salle après la mort de la jeune femme, car comme on dit au Groland : « Et là… c’est le drame ». Dans ce film, Audrey Hepburn et Dorothy interprètent deux femmes mariées, pour lesquelles leurs soupçonneux époux engagent des détectives privés (Ben Gazzara et John Ritter) afin de les fliquer. Bien évidemment les deux Magnum tombent amoureux de leurs cibles.

Le problème qui se pose alors, mais là dans la vraie vie, est que la jeune Dorothy s’envoie en l’air avec le réalisateur, ce qui déplaît fortement à son cher mari. Jaloux malgré le fait que c’est quand même elle qui ramène les steaks dans les assiettes. Dans le courant du mois d’août, ils entament une procédure de divorce. Et le 14, Snider la rejoint dans son appartement, la viole, la tue avant de se suicider. Dorothy Stratten décède à l’âge de vingt ans. Rideau !

Jason Cold

À propos de Jason Cold

Reporter bilingue basé aux États-Unis, spécialiste du Xbiz américain.