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Une pétition défendant les TDS censurée par Change.org ?

Ricardo

Publié

le

En mars 2021, la déclinaison européenne de la FSC, fondée en 1991 et qui s’attache depuis à protéger les droits des travailleurs du sexe et des entreprises du X, a créé une pétition sur le site Change.org, afin de jalonner les étapes menant à la meilleure régulation de la pornographie sur Internet. Une pétition que l’association estime censurée par la plateforme. Une nouvelle étape dans la guerre contre le X ?

Mettre en place une politique visant à combattre la discrimination en formant les modérateurs de contenus sur les problématiques de genre, de race, d’orientation sexuelle ou de profession. Forcer les plateformes à expliquer pourquoi un post est supprimé ou un compte est banni. Les obliger à développer un moyen fiable de vérifier l’âge de leurs visiteurs. Leur demander d’établir un guide précis de ce qui est accepté ou interdit sur leur réseau afin d’assurer transparence et équité… Voici quelques unes des dix propositions de la FSC pour accompagner le déploiement du Digital Service Act, la nouvelle règlementation numérique conçue par l’Union Européenne.

Rien de séditieux ou de scandaleux, simplement des orientations de bon sens émises par des professionnels du milieu afin d’assurer la survie des travailleurs indépendants face à la toute-puissance des réseaux sociaux via lesquels ils assurent leur promotion. Pourtant, dans une nouvelle pétition publiée le 22 mai 2021, la FSC assure être censurée par la plateforme Change.org, avec les mêmes armes utilisées contre les TDS sur des réseaux comme Instagram ou Twitter.

Les créateurs de la pétition affirme ainsi qu’elle a été shadowbanned dès sa publication, un stratagème de bannissement furtif qui invisibilise le contenu d’un utilisateur en espérant que l’absence de réactions par sa communauté finira par le lasser et lui faire quitter le réseau. La FSC Europe a ensuite communiqué avec le support de Change.org, qui lui a confirmé que la pétition avait été « cachée par le département juridique » avant d’être à nouveau rendue visible par tout le monde. Ce qui est faux concernant les pays européens, rétorque la FSC, la zone précise où la pétition est pertinente. En outre, l’association prétend qu’un bon nombre de signatures n’ont pas été comptabilisées par la plateforme. 

Ebay chasse le X

Si elles étaient avérées, ces mesures coercitives seraient une nouvelle étape dans la guerre menée contre les contenus adultes sur Internet. Jusqu’à maintenant, les coups étaient en effet portés par des entreprise et des mouvements politiques ou religieux. Donc des entités motivées par des prétextes mercantiles, électoralistes ou moraux. Ce qui n’est pas le cas de Change.org., du moins c’est ce que l’on pourrait penser de prime abord…

Vente d’informations personnelles et levées de fonds

Malgré un url qui laisse croire que Change.org est une organisation à but non-lucratif, la réalité est bien différente. Le choix de cet url est stratégique, destiné à rassurer les utilisateurs et les investisseurs en conférant à l’entreprise un vernis social. Dans son pays d’origine, elle est organisée en « B Corporation », soit « entreprise sociale ». Elle s’engage à ne pas demander de participation financière aux pétitionnaires mais propose de promouvoir ces pétitions contre de l’argent et vend les données personnelles des personnes ayant signé. Des pratiques confirmées par un article de CheckNews.

Preuve de son potentiel économique certain, le site a conclu avec succès plusieurs levées de fonds auprès des fondateurs d’Ebay, Twitter, Yahoo ou Linkedin et bien d’autres investisseurs comme Bill Gates. C’est aujourd’hui le numéro un mondial de son domaine et la branche française compte 12 millions d’utilisateurs. Surtout, son influence est énorme, notamment concernant l’écologie, qui regroupe 16% des pétitions. Pour mémoire, c’est sur cette plateforme que Priscilla Ludosky a lancé le mouvement des Gilets Jaunes avec une pétition contre la hausse des prix du carburant, avec le succès que l’on connait…

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