Actrices
Reyna Belle. Destin tracé
Rayna Belle a débarqué dans le X il y a trois ans, à l’âge de 19 ans. Propulsée dans le grand bain, elle n’a pas mis beaucoup de temps pour se sentir à l’aise. Fille d’une stripteaseuse de Toledo, Ohio, la latina avait déjà pris ses infos et savait à quoi s’attendre. Et surtout, elle savait déjà ce dont elle ne voulait pas. Portrait d’une femme de tête.
Bercée par les métiers de la nuit
Quand ses camarades lui demandaient le métier de sa mère, Reyna était bien embarrassée. L’enfer, c’est les autres. « Je répondais à côté, mais j’ai compris ce qu’elle faisait en jouant à Saints Row sur ma console, lâche-t-elle dans une réponse lunaire à AVN. Il y avait un club de striptease dans le jeu. J’ai fait le rapprochement ». Voir sa mère faire de l’effeuillage a complètement dissuadé Reyna de suivre la même route. Comment pourrait-il en être autrement ? « J’ai préféré encore vendre des burgers sur le campus du lycée à 8 dollars de l’heure pour me payer. J’ai vu tous les côtés de son métier, les bons comme les mauvais. Les dramas avec les autres filles, les hommes. Je suis vaccinée. Je n’ai jamais voulu suivre sa voie ».
Ses débuts dans la webcam
Toutefois, après avoir trimé dans les odeurs de graillon, Reyna met de l’eau dans son vin et s’essaie à la webcam coquine. Résultat : même topo, elle s’emmerde, mais un processus est lancé. « Ma première cam, je me suis fait 300 $ en deux heures. J’étais contente, mais me masturber toute seule, ce n’est pas fait pour moi. Ca marchait bien, mais j’ai vite perdu la passion et en plus, j’ai besoin de sexe physique. Je me suis dit pourquoi ne pas passer au porno. J’ai signé avec un agent et la semaine suivante, ma première scène était tournée ».
Son arrivée dans le X
Direction l’Arizona, donc, pour Reyna et le studio Net Video Girls, un passage qui semble obligé pour celles qui arrivent dans le paysage. « Quand je suis rentrée chez moi, je ne m’attendais pas à ce que les gens soient bienveillants, enchaîne-t-elle à Nelson X d’AVN. Mes amis me voyaient comme une victime. Ils ne comprenaient pas que je puisse avoir du sexe pour le fun. Moi, j’étais heureuse d’avoir suivi mon instinct ». Après des débuts discrets pour ne pas dire poussifs, Reyna Belle voit sa carrière décoller lorsqu’elle est intégrée dans l’escouade du super agent, Mark Spiegler, l’année dernière. Aussi laid qu’efficace, Spiegler lui a ouvert les portes des studios les plus puissants. L’occasion pour elle de dévoiler à quel point elle peut être hardcore. « Au tout début, j’étais assez timorée, mais je suis quelqu’un qui essaie avant de dire qu’il n’aime pas. Désormais, je demande à faire plus de scènes en anal. Double-pénétration et DP anales sont même devenues de purs plaisirs ».
Passionnée par le sexe
Typée et tankée de la poitrine comme des fesses, Reyna commence à se faire un nom dans le cercle fermé des vraies performeuses. Elle aime le cul et pas uniquement parader devant une caméra. En plus, chez elle, le sexe a des vertus quasi-thérapeutique. « Ma vie sexuelle est libre avec ceux en qui j’ai confiance, poursuit-elle. Et quand le sexe est très intense, je dors quasi-instantanément derrière. Pour moi, c’est la manière la plus naturelle et efficace de trouver le sommeil. Si je dors beaucoup, c’est que je baise beaucoup. Et je suis heureuse d’aider aussi les gens à bien dormir la nuit ! ».
Une vie saine
Dans sa vie quotidienne, Reyna est raccord avec cette juste philosophie. Peu de chance de la croiser bourrée en soirée. De toute façon, son agent veille au grain. Toujours à AVN : « Je regarde Netflix, je fais un peu de sport, je fais l’amour et je me détends. J’aime les massages au spa et boire un peu de vin de temps en temps. Je passe pas mal de temps sur ma console aussi. Ca m’est resté du passé ». Cette vie simple et saine est depuis belle lurette un gage de longévité. Ceci-dit, la brune n’est pas la plus active : en trois ans, elle n’a tourné qu’une cinquantaine de scènes. Comme si Reyna devait forcer sa nature pour se sentir « Belle », la donzelle est ombrageuse et réservée. Le poids du passé familial semble, encore et toujours, peser sur ses épaules. La silhouette de sa mère n’est jamais loin. « Elle sait ce que je fais, conclut-elle. Elle a même été la première à le savoir, mais je n’ai pas envie de lui demander quoi que ce soit. Je la connais. Elle me dirait de me méfier de toutes les filles, de tout le monde. Quelque part, elle me fait peur ». Définitivement, on ne choisit pas sa famille. Au moins, avec le X, elle en a trouvé une grande, tumultueuse, pas forcément soudée, mais une famille quand même.
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