Quelques chiffres sur la sexualité gay

Tout et n’importe quoi se dit sur les gays et leurs pratiques. On sait que la vie sexuelle d’un homo est souvent très épanouie grâce notamment au large choix d’applications. Cependant, avec des études récentes, nous en savons un peu plus.

Premier point évoqué ces dernières heures dans l’actualité : la virginité. Alors bien sûr, les hommes sont en général hyperactifs sexuellement. Mais savez-vous à peu près à quel âge ces messieurs perdent leur virginité ? Eh bien c’est la question sur laquelle s’est penché le DrEd, une plateforme mettant en lien des patients avec des médecins en interrogeant un millier de personnes. Les gay perdent celle-ci à un âge moyen de 17,9 ans. C’est précis me direz-vous. C'est aussi la preuve que la nouvelle génération est de plus en plus précoce puisque celle-ci n’attend pas d’atteindre la majorité. Pour comparaison et contre toute attente, les hétéros perdent leur virginité à 17,6 ans, donc plus tôt encore. Sûrement la faute des filles !

Autre point intéressant de cette étude, il s’avère que les pulsions sexuelles, et plus particulièrement la conscience de ces pulsions se ferait, à l’inverse, plus tôt chez les gay que chez les hétéros. En gros, l’appétit sexuel chez le gay naît en moyenne à l’âge de 13,8 ans, alors qu’il perd sa virginité 4 ans plus tard ! Pour l’hétéro, la différence est nette. Les pulsions sexuelles naissent véritablement à 15 ans, mais perdent donc leur virginité dans un laps de temps plus court. Enfin, l’étude se penche aussi sur les bisexuels, qui eux connaissent l’appétit sexuel à 15,4 ans pour coucher à 16,2 ans. Ils sont encore plus rapides (et c’est encore la faute des filles à mon humble avis !).

Maintenant que nous savons à quel âge on a envie de fourrer la dinde ou le dindon, étudions la pénétration anale sans transition. Le British Gay Health Charity GMFA, s’est renseigné par sondage auprès de mille personnes concernant leur sexualité. Tout d’abord, sur l’infidélité. Parmi tous les sondés, 58 % ont admis être infidèles, dont 45 % se sont fait choper par leur partenaire. Attention cependant, nous parlons « d’infidélité » au sens large du terme car certains considèrent que « franchir les limites » comme aller sur des applications de rencontre est une forme de tromperie.

Mais le deuxième sondage qui se plonge plus dans le derrière nous intéresse d’autant plus. Le Bespoke Surgical a voulu approfondir le taux d’hommes gay ayant recourt à la sodomie. Sur 300 hommes, 39 % étaient actifs, 33 % versatiles et enfin 29 % passifs. Seulement 13 % de ceux-ci disent pratiquer le sexe anal quotidiennement et 39 % disent enfourner la baguette plusieurs fois par semaines. Ce qui est bien loin de l’idée préconçue que l’on peut se faire des gay. Par contre, 16 % de ces messieurs n’ont jamais voulu faire panpan cul-cul avec la bi-bite. Au passage, notez que 78 % des hommes ont le réflexe de l’hygiène avant un rapport anal. On ne parlera pas de l’autre partie de cette population car nous venons de manger. Par curiosité, ils ont également demandé à 300 femmes si elles étaient des anal queens. La réponse est non, et en grande majorité, puisque 56 % parmi elles se font prendre par derrière une fois dans l’année, mais pas plus.

Le but de cette étude est avant tout de mieux comprendre le sexe, quelle que soit l’orientation sexuelle. Petit détail tout de même alarmant, montrant que le sexe anal est encore souvent mal fait, 41 % des hommes ont subi des blessures lors de ces rapports, et seulement 37 % utilisent des capotes selon ce sondage. Il y a donc encore des progrès à faire. Et j’insiste. Messieurs, pensez à vos protéger, et à vous nettoyer !

Mickael Cock

À propos de Mickael Cock

Michael Cock est journaliste et archiviste : il suit l'actualité et l'évolution de la communauté gay depuis plus de 20 ans. Militant de santé sexuelle, les nombreuses confidences qu'il a recueillies lui permettent de relativiser sur les sexualités. De formation scientifique et théâtrale, il décrypte avec humour et logique l'inconscient sexuel de tous les sujets trop sérieux. Il contribue régulièrement pour Garçon Magazine.