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Ces mythiques studios blacks disparus (ou presque)

Dimitri Largo

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On les comptait par dizaines au milieu des années 2000. Désormais, il n’y a plus guère que Blacked qui porte encore les couleurs du porn de couleur. Et encore, rares sont les performeuses afro-américaines à donner la répartie à Dredd et autre Jax Slayher. L’heure est donc à la nostalgie et au revival puisqu’on déterre les studios morts pour mieux les célébrer.

 Dogfart

Non, Dogfart n’est pas mort. Il respire encore, mais les grandes heures du studio-phare de l’interracial sont loin. Les updates pleuvent moins qu’avant et la qualité des scènes n’a que trop peu évolué, là où d’autres sont passés sur les standings du cinéma mainstream. La galaxie de sites a vu son audience décliner et ses performeurs bien bâtis partir chez Lansky et Jules Jordan qui payent mieux les exclusivités. Reste des sites qui possèdent des hashtags populaires comme BlacksonBlondes et BlacksonCougars et surtout un catalogue de plus de 6000 scènes réparties sur 22 niches.

 West Coast Productions

WCP n’est pas mort non plus, mais en revanche, il est mal en point. Presque 25 ans après sa création en 1997, West Coast a produit quatre films depuis 2019, autant dire rien. Il faut dire que la mise hors-jeu de Mister Marcus, un de ses membres-fondateurs, pour avoir tourné en 2016 alors qu’il avait la syphilis n’a pas aidé. Les plus grands ont officié pour West Coast et certains comme Jack Napier et Mandingo y ont débuté. De même, en créant la ligne Afterdark Pictures et en la confiant au brillant réalisateur Bishop, WCP a produit des merveilles comme Fatally Obsessed et Black Scary Movie.  

 Black Ice

En 2005, la réponse de Greg Alves, Président de Zero Tolerance à l’essor de la niche du black-on-black fut la création d’un studio dédié : Black Ice. Les standards se voulaient supérieurs. Les jaquettes étaient immédiatement reconnaissables et elles ont contribué au succès d’autant que le gonzo était à son apogée. La part belle était aussi faite aux pastiches, telles Official Flava Of Love avec Jada Fire et qui parodiait l’un des rappeurs de Public Enemies.

 Black Market

À ne pas confondre avec Backmarket pour ne pas repartir avec un Iphone. Créée en 2008, B.M était spécialisée dans l’alliance entre le porn aux grosses fesses et la musique avec des sons de rap west coast originaux : Band Camp, Zulu Zion, On One Ent, Nod Doc… Shorty Mac, Rico Strong ou Mark Anthony sont les grands noms à avoir claqué des boules chez B.M. En 2017, le Black Market éteint définitivement la lumière sur les aventures de Rome Major.

 Evasive Angles

Le hall of famer porto-ricain T.T Boy est à l’origine de cette compagnie sans que l’on comprenne si son nom résulte d’une coquille de son infographiste qui voulait écrire Evasive Angels en haut des covers. La société distribuait les productions de T.T ainsi que celles de Bubble Butt Inc. et il n’était pas rare de voir les scènes tournées en Jamaïque, à cuba ou aux Philippines. En termes qualitatifs, c’était le plus souvent expédié et limite, mais T.T s’attachait à l’être des premiers découvreurs de talents à la peau d’ébène.

 Sean Michaels Productions

Après des débuts d’acteur chez Video Team, le studio de South Central L.A fondé par le regretté Christian Mann, Sean Michaels se voit confier sa première réalisation : In Loving Color, un film qui a une vision résolument positive du porno ethnique, à rebours de la vision rétrograde et brutale qu’en ont encore les studios traditionnels. À partir de lui, le performer black passe du cliché du gangsta à celui du colosse en costard cravate. Un précurseur considéré par la plupart comme le plus grand acteur de couleur.

 Mercenary Pictures

Lexington Steele fonde le studio Mercenary en 2003 fort de tout ce qu’il a appris sur les plateaux d’Evil Angel. Le succès est immédiat car il applique les codes du POV permettant de rapprocher les spectateurs de l’acteur. Sa queue démentielle fait le reste. Rares sont les actrices qui lui ont échappé. S’il est désormais en préretraite et que Mercenary fait partie du passé, son influence reste considérable, notamment auprès d’un Jules Jordan.

 Justin Slayer International

Une compagnie méconnue qui a fait son beurre entre 2000 et 2015. Etablie à Miami, elle se faisait une spécialité de dénicher des talents dans l’immense vivier floridien. Hormis les actrices, Justin Slayer a également mis le pied à l’étrier à une nouvelle génération de réalisateurs-producteurs tels Brian Pumper et Josh Stone.

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