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La culture du corps libre (« Frei-Körper-Kultur »)

Yves De Kerambrun

Publié

le

Depuis plusieurs années, le tourisme sexuel compte une nouvelle destination, désormais prisée des libertins parisiens : l’Allemagne et ses FKK.

Être client d’une prostituée est désormais risqué en France. Le célibataire ou l’homme volage devra soit être bon séducteur, soit se rendre ailleurs.

Dans ce dernier cas, une des destinations préférées des français, mais également des belges et bien sûr des allemands, est donc le FKK, des établissements de type « sauna club ». Cela signifie qu’on doit en tout premier lieu déposer tous ses vêtements dans un casier avant de pouvoir profiter des services proposés.

Les FKK sont de style et de taille très variable. Ils sont souvent aménagés dans une agréable villa ou un grand hangar privé de haut standing. On peut en trouver dans de nombreuses localités allemandes, souvent en périphérie. Chaque FKK dispose de son site internet où figure au minimum son adresse.

Les prostituées sont des indépendantes qui paient un droit d’entrée au propriétaire du FKK. Ce droit d’entrée est de montant variable mais conditionne pour elles l’obligation de faire un bon chiffre d’affaire tout en respectant le règlement de l’établissement. Leur objectif : séduire les hommes de passage pour les amener à les suivre dans une chambre pour une prestation sexuelle rémunérée. On appelle souvent les clients d’un FKK des oursons. Ce terme a été inventé avec les FKK et représente le client habillé d’un peignoir blanc. Cela contraste avec l’habillement de la prostituée, qui est soit nue soit en lingerie, selon les établissements.

 

Il existe plusieurs grands types de FKK. Ils se différencient par leurs tailles, les services qu’ils proposent et le type de prestation sexuelle délivrée par les filles. Tous les FKK sont réservés à la clientèle masculine et proposent à leurs clients un forfait journée d’un prix oscillant entre 30 et 80 euros. Cette somme comprend le droit d’entrée ainsi que l’accès aux diverses commodités proposées par le lieu. Après s’être changé au vestiaire et avoir enfilé peignoir ou serviette, le client a accès aux parties communes. Il y mange et y boit à volonté, en fonction de ce qui est proposé. Il peut s’asseoir dans des fauteuils et canapés disposés dans les salles communes avec au minimum un bar et un ou plusieurs salons. Il peut de plus librement accéder aux services proposés par l’établissement. Les services et commodités de base comprennent en général un sauna et un jacuzzi. Souvent, une cour intérieure est aménagée, avec des chaises ou des transats. Les plus grands des FKK disposent de plusieurs de ces agréments, et de beaucoup d’autres. Ce sont en général les plus chers mais il y a des exceptions.

Les filles vont et viennent librement parmi les clients. Dans certains FKK, notamment ceux de plus petites tailles, des filles habitent réellement à l’intérieur de la villa. Elles y ont une chambre et plusieurs espaces réservés. Bien qu’il y ait toujours un turn over assez important en général entre elles, il n’est pas rare que des filles restent plus de deux ans dans un petit FKK. Mais, en général, elles sont en compétition les unes avec les autres pour aller dans les établissements les plus côtés. Les critères de leurs choix varient mais leur objectif premier est de faire un maximum de chiffre d’affaire. Certaines veulent s’enrichir pour pouvoir s’occuper de leurs enfants ou se payer des études onéreuses, ou encore voyager. Pour atteindre leurs objectifs, il est important de satisfaire leurs clients, d’autant plus que beaucoup de clients vont minutieusement témoigner sur internet de la qualité de leurs expériences en FKK. Les filles ont toutes un pseudo et une réputation. Elles savent que si leur client se plaint à l’accueil de l’établissement, elles vont devoir le quitter à plus ou moins court terme. De fait, elles font de leur mieux pour plaire. Cela commence par l’hygiène corporelle. Elles sont donc aussi très exigeantes sur celle de leurs clients. Un ourson mal rasé ne pourra sans doute pas les embrasser et encore moins obtenir leur accord pour un cunnilingus. Pour les mains cela nécessitera une manucure impeccable. C’est bien évidemment une règle générale et c’est la prostituée qui aura le dernier mot à ce sujet. Elle n’est pas obligée d’accepter de coucher, bien qu’en pratique, elles sont en général en demande. Bien qu’elles souhaitent en fait se faire un maximum de clients par jour et donc un maximum d’argent, elles doivent respecter une règle importante : ne pas solliciter trop ouvertement le client. A de rares exceptions près, elles vont se contenter de s’asseoir seule dans un fauteuil et utiliseront œillades, sourires et positions affriolantes pour attirer leurs proies. Le jeu pour le client intéressé sera de faire le premier pas. Une fois le choix fait, la règle est de s’asseoir à côté de la fille et de lui faire la conversation. Elle va se présenter et l’ourson va faire de même. Là peut se poser un problème : la barrière de la langue. Heureusement, les filles des FKK sont le plus souvent polyglottes. En général de nationalité roumaine, elles parlent couramment cette langue, ainsi que l’anglais et l’allemand. Elles possèdent souvent des rudiments de français à force de rencontrer des clients de chez nous. Heureusement, le langage universel n’a pas de frontière et quelques attouchements ou baisers appuyés feront vite comprendre à la fille qu’elle a l’accord tacite de passer à la partie rémunérée de sa prestation. Elle va alors proposer de continuer dans une chambre. C’est à ce moment précis que la prestation est due par le client, que la suite se passe bien ou pas. En effet, les prostituées sont avant tout des femmes. Leur moral et leur envie de s’appliquer peut varier. De plus, elles sont là pour coucher avec leur client, donc celui-ci n’a pas intérêt à avoir une panne d’érection. Sa conquête ne le plantera pas forcément mais elle risque d’être déçue ou froissée. Il en résultera une prestation moins agréable au final. Cela rend la tournée des FKK très aventureuse pour les clients. Dans la majorité des cas, il aura de bons moments mais il peut y avoir des exceptions. Quoi qu’il en soit, une fois la prestation terminée, il est temps pour l’ourson de passer à la caisse. Il va emmener la fille avec qui il a couché jusqu’à son casier pour la payer. Ce prix varie. Le montant oscille entre 30 et 50 euros pour une demi-heure de prestation simple, c’est-à-dire comprenant fellation et pénétration. Si la prestation dure une heure, le prix est doublé. En cas de supplément, le montant grimpe selon le prix de celui-ci. Une sodomie coûte 50 euros la demi-heure, une éjaculation buccale 25 euros… etc. Ces prix sont fixes, se rajoutent à la rémunération de bas et varient en fonction des FKK. Les pourboires sont permis et plaisent évidemment beaucoup aux filles. Le comportement de celles-ci varie. Certaines sont obnubilées par la performance sexuelle. D’autres offrent volontiers une GFE (pour Girl Friend Experience) et vont embrasser passionnément leurs clients et l’enlacer comme s’il était leur compagnon. Évidemment cela cesse à la fin de la prestation. En général on découvre leur style en chambre et en fonction de leur caractère du moment et de l’affinité qu’elles ressentent avec le client. On rappellera encore l’importance de l’hygiène. Un comportement aimable envers elles est par contre de rigueur. En FKK, tout le monde se sourit et s’apprécie, clients, personnels et prostituées.

Les FKK proposant des services variables, leur personnel varie également. On y trouve une majorité de femmes. Certaines s’occupent du bar, d’autres de la caisse et de tous les travaux d’entretien. Les prostituées quant à elles gèrent évidemment leurs prestations et tiennent leur comptabilité sur un registre. On trouve de nombreux FKK près de la frontière belge, en particulier dans la région de Frankfort ou de Düsseldorf.

Comme exemple de petit FKK intimiste, on peut citer le Grimberg (Grimbergstraße 12, 45889 Gelsenkirchen, Allemagne -+49 209 35976222), l’Arabella (Lohrheidestraße 63, 44866 Bochum, Allemagne – +49 2327 328293) ou encore le célèbre Babylon, récemment agrandi, (Süderstraße 236 – 238, 20537 Hamburg, Allemagne – +49 40 21985645)

Les deux premiers offrent une atmosphère confinée et partagent des caractéristiques communes. Dès qu’il a payé son entrée, le client suit une des prostituées jusqu’au vestiaire pour qu’il se déshabille et enfile une serviette. Près du vestiaire se trouve des douches, des petits saunas et un jacuzzi, à l’écart des salles et alcôves communes. Le client paie 50 euros pour l’entrée et une première prestation sexuelle offerte avec la fille de son choix, sachant que toute nouvelle prestation coûtera 30 euros supplémentaires. La première fellation se fait généralement à la vue de tous les clients, puis la prestation sexuelle se continue en chambre. Une des particularités est que le client ne peut pas reprendre deux fois de suite une prestation avec la même fille dans la même journée. Ces FKK sont cependant très prisés par de nombreux clients habitués car les filles y ont la réputation d’accepter toutes les demandes sexuelles classiques sans supplément. Elles sont en général bien plus tendres que les filles des autres types de FKK, moins exigeantes et ont de plus chacune une particularité ayant faite leur réputation. Certaines vont faire des gorges profondes et avaler, d’autres pratiquent la sodomie …etc. Enfin, elles partagent toutes une caractéristique extrêmement controversée depuis quelques temps en Allemagne : elles doivent si le client le demande accepter de livrer une prestation sans préservatif. Les clients le désirant y vont en toute connaissance de cause et les filles sont conscientes des risques qu’elles prennent de ce fait. Cependant, ces mois derniers, ces petits FKK et bien d’autres font les frais de nombreuses descentes policières, pour contrôler notamment la majorité des filles. Une expérience très déstabilisante pour les clients, ce qui rend ces endroits de moins en moins appréciés.

Le Babylon se démarque nettement de ces deux premiers FKK. Lui aussi de petite taille, il a cependant récemment été agrandi de moitié. On y trouve désormais deux fois plus de chambres pour les prestations sexuelles et des vestiaires plus spacieux. Ce petit club est très apprécié des oursons pour plusieurs raisons. Les filles s’y promènent toutes nues. Elles mangent toutes nues, se reposent toutes nues, bavardent entre elles toutes nues et se promènent toutes nues dans la place. Dès son entrée, le client est ainsi chaleureusement guidé jusqu’au vestiaire par une fille qui attend qu’il se déshabille et enfile sa serviette. Une fois prête, la même fille l’ayant accueilli entreprends de lui faire visiter les lieux, pièce après pièce. Le client la suit et peut ainsi à loisir s’extasier devant la beauté des fesses de son hôtesse. Cela a pour but de le mettre à l’aise et tout ici est fait dans cette optique. On trouve au bar de la bière à volonté et des repas peuvent même être commandés. Le Babylon est également célèbre pour sa terrasse très agréable l’été. C’est certainement de tous les FKK présentées ici celui où on sent le plus de convivialité. Certaines filles vivent vraiment ici, parfois depuis plusieurs années. Elles sont donc toutes copines entre elles et elles proposent souvent un duo. Dans ce cas, il faut évidemment payer chacune des filles. Il en résulte une atmosphère propice à la plaisanterie et au mélange. Comme pour le Grimberg ou l’Arabella, la prestation commence souvent par une fellation octroyée au regard de tous, pour se continuer en chambre ou dans la salle du cinéma porno, disposant de divans et de matelas. Les filles sont en général tendres et désireuses de plaire et peu exigeantes. Les employés sont très communicatifs et tous parlent l’allemand, le flamand, l’anglais couramment, et un peu le français. C’est aussi un des FKK les plus proches de la frontière belge. On y trouve donc beaucoup de belges, mais aussi de nombreux français.

Mais pour goûter l’expérience de la démesure des FKK, il faut se rendre dans un des hangars géants tout entier dédié au plaisir des hommes. Là où les petits FKK proposent entre quinze et vingt filles par jour, ici cela sera entre cinquante et cent. A l’Acapulco (Harkortstraße 3, 42551 Velbert, Allemagne – +49 2051 802711 ) comme au FKK World (Grüninger Weg, 35415 Pohlheim Garbenteich, Allemagne – +49 6404 659388 ), le client pénètre un vaste complexe composé de nombreuses salles. Chacun de ces FKK majeurs offre au rez-de-chaussée une salle de bal, un vaste bar, des dizaines de divans faisant face à des scènes ou des téléviseurs. De plus, ces deux FKK géant possèdent une piscine et un vaste jardin muni de transats. On y mange et on y boit à tous les étages et les chambres sont disséminées un peu partout. Cependant, les filles sont souvent moins agréables que celles des petits FKK. Elles voient, cela dit, défiler des centaines d’oursons et sont noyées dans la masse de leurs collègues, toute aussi désireuses qu’elles de faire du chiffre. Alors, cela défile. La principale différence à ce niveau c’est qu’au FKK World, les filles sont le plus souvent toutes nues (comme au Babylon) et très entreprenantes. Si elles voient un client solitaire elles vont l’aborder immédiatement, parfois en force alors qu’à l’Acapulco il est possible de se prélasser longuement dans un fauteuil sans en aborder une. De plus, les filles de l’Acapulco sont le plus souvent en lingerie et se déshabillent rarement intégralement en salles communes, sauf exception. Le soir, la sono du bar est poussée et les filles dansent, seules ou avec leur cible du moment. La prestation de base coûte 40 euros à l’Acapulco, 50 au FKK World. L’Acapulco propose de plus des prestations de massages avec une masseuse expérimentée.

Quel que soit le FKK choisi, le client doit se rappeler que discuter cinq minutes avec une fille et l’accompagner en chambre ne signifie pas forcément que le feeling sera là ensuite. Certaines prostituées agissent de manière très mécaniques et sans passion. Certaines refusent tout baiser là où d’autres offrent leur bouche sans hésiter. Certaines acceptent de se faire lécher le sexe, d’autres non. Quelques-unes sont tendres au point où on se demande si elles ne sont pas tombées amoureuses (ce sont d’excellentes comédiennes). La plupart sont en général très appliquées et donnent le meilleur d’elle-même. Mais certaines sont nous l’avons dit extrêmement exigeantes, et malheur au client qui n’arrivera pas à les satisfaire pendant l’acte. Il aura alors le droit au mieux à une moue attristée et peu amène, au pire à des reproches vigoureux. Et certaines sont tout simplement crevées, car ne l’oublions pas, même si elles se relaient à toute heure de la journée, ce sont des stakhanovistes du sexe et elles peuvent voir défiler plus d’une douzaine de partenaires par jour, de tout âge et tout physique. La plupart des filles sont jeunes et belles et ont entre 20 et 30 ans. Parmi les plus jolies, certaines cumulent en parallèle une activité de modèle de charme.

Après être revenu de l’Acapulco ou du FKK World, l’ourson a souvent l’impression d’avoir vécu un rêve éveillé. Pour un homme esseulé, il s’agit d’un événement à nul autre pareil. Il rencontre et couche avec des filles de rêve. Entre deux prestations, il se prélasse sur un transat en buvant un verre. Partout autour de lui des dizaines de jeunes femmes se mettent en valeur pour le séduire. Elles lui sourient, dévoilent un sein si elles ne sont pas déjà toutes nues, ou écartent leurs jambes pour lui donner envie de se rapprocher d’elles. Il n’a que l’embarras du choix pour vivre un moment inoubliable et n’avoir ensuite plus qu’une hâte : y retourner.

 

Journaliste dans le domaine du charme et de la presse grand public, depuis plus de 22 ans. Jouisseur des plaisirs de la vie. "La chair" de la cuisse et de l'assiette résume les passions de ce libertin hors norme. Homme orchestre, acteur, réalisateur, producteur de vidéo X mais aussi sexe globe-trotter dans les salons érotiques à travers le monde pour les revues coquines européennes. De jour comme de nuit, il traverse les années pour vous faire parcourir les fantasmes de la planète.

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