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Bio/Milieu du X

James Deen : Même avant d’être jugé, l’industrie du porno le lâche

La Rédaction

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L’étau se resserre autour du « boy next door », la superstar actuelle du porno James Deen : accusé depuis quelques jours d’agression sexuelle et de viol par plusieurs de ses ex, mais également par plusieurs actrices avec lesquelles il s’était retrouvé sur les plateaux de tournage, l’homme au plus 1000 films X est maintenant boycotté par certains studios de production avec lesquels il était engagé.

Rappelons un peu le contexte de cette histoire assez rocambolesque, qui risque de donner un virage assez dramatique à la superstar du porno mondial : la copine actuelle de ce dernier, Stoya, a récemment déclaré à un site internet, le Daily Beast, que l’homme l’avait agressée sexuellement, et avait même tenté de la violer.

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Stoya, future-ex de James Deen ?

Suite à ces révélations fracassantes, d’autres voix se sont élevées pour appuyer ces déclarations : plusieurs ex de Deen avouaient également les différentes agressions ou tentatives de viol de celui-ci. Pour finir, une actrice avec laquelle il avait tourné donnait encore plus de poids à ces accusations, révélant elle aussi une nouvelle tentative d’abus sexuel de la part de l’homme.

Depuis, c’est la dégringolade pour la star, qui n’a jugé utile de se défendre que par le biais d’un tweet assez laconique, expliquant que rien de tout cela n’était vrai, que ces déclarations étaient diffamatoires et qu’il respectait les limites en termes de sexe. Pas d’interviews, pas de démenti.

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Impression-écran du site du magazine The Frisky

Et cette attitude un brin arrogante risque de lui coûter cher : premier changement, venant du magazine féminin The Frisky, qui a décidé de ne plus collaborer avec l’acteur suite à ces accusations. Car Deen y tenait une rubrique sexologie, et travaillait par la même son image de marque auprès du public féminin et féministe : si le mélange peut paraître assez paradoxal, il n’empêche que la collaboration se passait plutôt bien, et le succès était au rendez-vous.

Mais après de telles révélations, la rédactrice en chef Amelia McDonell-Parry explique que « ce dont il est accusé par Stoya et les nombreuses femmes que je respecte m’ont dit qu’elles connaissaient d’autres femmes à qui James Deen avait fait la même chose, me rend malade. Le tribunal public n’est pas le même que celui du droit mais je n’ai pas besoin que Stoya ou d’autres femmes m’apportent la preuve de leur viol pour les croire« , et que par la même leur partenariat était purement et simplement annulé.

Premier coup de semonce donc pour l’acteur, mais cela n’allait pas s’arrêter en si bon chemin : le deuxième acte commençait avec l’annonce de la part du studio Kink.com, où la star tournait et produisait régulièrement des films, de l’arrêt immédiat de leur collaboration.

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La maison-mère de Kink.com, le fameux château

Dans un communiqué, le studio explique que « nos performeurs méritent non seulement des conditions de tournages sécurisées, mais également la possibilité de travailler sans la peur de se faire agresser. Viol ou agression sexuelle, avec ou sans mot de sécurité, sur le plateau ou en-dehors, ne doivent être acceptés comme faisant partie de la production de films pour adultes. Alors que plusieurs allégations contre Deen viennent de sortir, le motif est alarmant. Durant les prochaines semaines, nous reverrons notre règlement intérieur pour renforcer les droits hors-plateau de nos performeurs, et nous travaillerons avec l’ensemble de l’industrie pour aider ceux qui ont subi des agressions à avancer de nouveau dans la vie. »

Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est un autre studio, Evil Angel, qui décidait, par la voix de son PDG, de « ne plus vendre aucune vidéo avec James Deen. Les accusations dont il fait l’objet sont contraires aux valeurs de notre compagnie, et nous avons donc décidé de suspendre les ventes jusqu’à obtenir de plus amples informations. »

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La production Evil Angel

Si la rock-star du porno garde malgré tout une cote de sympathie toujours importante, notamment auprès du public féminin, il n’empêche que ces accusations risquent de peser plutôt lourdement sur la suite de sa carrière : s’il était reconnu coupable d’agression sexuelle et/ou de viol, le couperet pourrait même définitivement mettre un terme à son avenir, qui s’annonçait plus que brillant.

Pour le reste, si James Deen n’a toujours pas donné de réponse publique, il a simplement démissionné du Comité de Soutien des Performeurs pour Adultes, où il faisait partie de la direction.

La Voix du X vous propose les dessous du milieu du porno et tout ce qui gravite autour.

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