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Porno Gay et Télé-réalité : bandez fun, bandez vrai !

Thomas Fap

Publié

le

Souvent conspuée, la télé-réalité continue de faire parler d’elle et de susciter curiosité et passion 15 ans après le lancement d’émissions comme Loft Story. Le format s’est imposé sur les écrans et n’a plus rien d’exotique ou de fondamentalement choquant. Mainstream, il a logiquement inspiré le porno gay qui s’est imprégné de ses codes pour attirer de nouveaux clients et se renouveler. Zoom sur un genre qui a de plus en plus de succès.

L’éternel charme du boy next door

Le temps où l’on ne se masturbait que sur des mecs musclés semblant venir d’une autre planète est révolu. Si le mâle parfait et inaccessible a toujours ses amateurs, l’explosion des tubes et du porno homemade et indépendant a changé la donne. Le boy next door ou voisin sexy est celui que tout le monde désire. Toujours plus en quête d’authenticité, les spectateurs aiment les garçons qui ne se démarquent pas en raison de leurs attributs mais plutôt par leur personnalité et ce qu’ils dégagent. Mais comment faire émerger de nouveaux modèles quand des dizaines font leurs débuts chaque mois ? Le format de la télé-réalité a l’avantage de poser les performers qu’il va mettre en scène. En les dévoilant dans des situations du quotidien, il permet de montrer qu’ils sont autre chose que des bêtes de sexe. Cela favorise l’attachement, l’identification et c’est bien connu : plus la personne existe, est identifiable, et plus il est excitant de la voir s’envoyer en l’air. On sera toujours plus excité et troublé de voir quelqu’un que l’on connaît en train de baiser qu’un parfait inconnu.

La télé-réalité porno nous montre que les porno boys sont des mecs comme les autres et joue avec le fantasme que chacun pourrait devenir un modèle en puissance.

brice farmer

Un format avantageux qui évite les fausses notes

Les producteurs et réalisateurs le savent mieux que personne : quand ils veulent produire un porno gay premium de qualité et scénarisé, ce n’est pas une mince affaire ! Si beaucoup de modèles se portent volontaires et s’amusent à jouer la comédie, ils sont hélas très peu nombreux à disposer d’un jeu d’acteur crédible. Et ceux qui les font tourner n’ont pas non plus nécessairement les aptitudes ou l’expérience nécessaire pour bien les diriger. Résultat : des films qui flirtent constamment avec  la parodie, des situations peu crédibles et des moments involontairement drôles ou franchement gênants.

Avec la télé-réalité, tous ces problèmes s’envolent. Il y a une trame, on peut scénariser la chose un minimum et on ne demande aux modèles que de jouer leur propre rôle ou une version exagérée d’eux-mêmes. Un parfait compromis qui permet d’assurer le divertissement, de faire monter la température et cerise sur le gâteau qui revient moins cher qu’un film qui pourrait nécessiter décors et costumes.

so you think

S’en taper une en rigolant

Si le x hard continue de cartonner, de plus en plus de clients sont en recherche d’un plaisir « non coupable ». La télé-réalité a le mérite d’être fun, amusante, et on se marre souvent devant. De quoi s’offrir une masturbation rafraichissante, où l’on ne sent pas crade après. Bien sûr, en général, les télé-réalités mettent avant tout en scène des pratiques plutôt soft. Le spectateur n’est pas là pour voir du trash, il attend simplement le basculement, ce moment où les mecs qu’il suit au naturel vont finir par se déshabiller pour coucher ensemble.

vis ma coloc

Le meilleur de la télé-réalité made in USA

Evidemment ce type de programme n’est pas diffusé sur les chaînes de télévision américaines. Les épisodes de télé-réalité porno gay sont disponibles sur les sites des labels qui les ont créés.

Fait notable : ils existent en règle générale sous deux versions, la première soft et gratuite (ce qui constitue un excellent teasing) et la seconde explicite qui nécessite de prendre un abonnement. L’un des programmes américains les plus connus n’est autre que So you think you can fuck, propulsé par le label Dominic Ford, qui a mis en scène des stars super hot et bien connues des amateurs de porno gay comme Landon Conrad, Brent Corrigan ou Logan Moore. Le contenu est assez basique, multipliant les compétitions, les affrontements, les jeux un peu idiots et révélant de nouveaux venus prometteurs.

Mais s’il y a bien un studio qui a fait du genre real tv une valeur sure du porno gay, c’est Cockyboys. La boîte du réalisateur Jake Jaxson a fait exploser le genre avec sa télé-réalité Road Strip qui révélait les minets rebelles devenus icônes depuis, Jake Bass et Max Ryder. Nous suivions les deux garçons partant sur la route et accumulant les rencontres sexuelles plus ou moins fortuites. Un programme drôle et bitchy. Depuis, Cockyboys s’inspire en permanence des codes de la télé-réalité pour ses vidéos. Les introductions de ses scènes x font songer à des présentations de candidats. Résultat : les Cockyboys sont les acteurs de porno gay auxquels le public s’attache le plus et sont parmi les plus suivis sur les réseaux sociaux.

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La télé-réalité porno gay en France

La France n’est pas en reste et a d’ailleurs été parmi les premiers pays à s’essayer au genre. Inspirée par Loft Story, l’émission Hotcast, fruit d’un partenariat entre la chaîne Pink TV et Citebeur, plongeaient plusieurs mecs dans une villa dès 2005. Des aspirants porn stars contraints de se supporter au quotidien pendant plusieurs jours et de s’affronter pour remporter le titre de meilleur espoir du porno gay. Ce fut un carton, l’émission révéla Brice Farmer qui entama une carrière internationale et rapidement les autres labels se sont mis à copier ce concept. On a ainsi vu débarquer les années suivantes la Crunch Académie (par Crunchboy) ou Apprentis Pornstars (par French Twinks, le programme online qui a révélé Théo Ford).

Les meilleurs programmes de télé-réalité porno gay en France, on les doit toutefois à un autre label : Menoboy. Après avoir fait ses armes sur la production « La maison des p’tites frappes » (dans laquelle il se mélangeait partiellement avec les candidats), le producteur Ludovic Peltier a lancé Zhoom en partenariat avec Pink TV. Soit des beaux mecs en vacances qui s’affrontent et s’éliminent entre eux tout en participant à des tournages pornos. Outre Zhoom, Menoboy a largement gagné en popularité avec les différentes saisons de Vis ma coloc. Un must absolu du genre avec des rafales de beaux mecs (on n’oubliera jamais les supers charmants Tybo Calter et John Despe). Excitation au maximum !

La France semble avoir toutefois ralenti la cadence et à notre connaissance il n’y a pas de productions real tv en cours de développement à l’heure actuelle. Cela s’explique par le fait que ce type de programme a un coût nettement plus élevé qu’un simple tournage amateur dont nous autres français sommes habitués : pour que le divertissement soit assuré, il faut au moins une dizaine de participants et tourner minimum 7 à 10 jours. En prenant en compte les cachets de tout le monde, cela requiert un investissement lourd pour des boites qui n’ont pas la trésorerie des géants américains… Il n’empêche que même sans produire de véritables télé-réalité, toutes les boites pornos s’inspirent de son langage désormais, plus ou moins consciemment. Rendre le modèle « réel », authentique, est devenu l’une des bases du succès. A quand la suite ?

Thomas s'abreuve de porno depuis ses 15 ans. Après les premiers émois des VHS hétéros, il développe une passion débordante pour le x gay alors qu'Internet fait son apparition. Pornophage et curieux, tous les genres et fétiches attisent sa curiosité. Il partage ses fantasmes et addictions sur son propre blog, Gaypornocreme, et régulièrement pour le magazine gay Qweek.

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