Sara Winter, de leader Femen à fervente chrétienne…

Ardente activiste, qui aurait pu imaginer, un jour, que cette féministe, fondatrice de la branche brésilienne des Femen et membre du mouvement pro-bisexualité Bastardxs, aurait opéré un demi-tour à 180 degrés pour devenir une militante pro-vie, il y a trois ans…

Dès l’âge de 17 ans, Sara Winter entre dans le réseau de la prostitution. Cherchant de l’aide pour en sortir, elle entre en relation avec une jeune universitaire féministe, pensant certainement que ces valeurs pourraient l’aider. Cette rencontre fut certainement l’élément déclencheur de la création, en 2012, du mouvement Femen au Brésil dont elle finira par perdre le contrôle en découvrant les vices insoupçonnables qu’entretiendraient les membres.

Elle sera témoin du pouvoir destructeur qu’engendre l’idéologie des Femen. Pensant avoir trouvé le moyen de s’émanciper et se débarrasser des chaînes de la prostitution, Sara fut à nouveau enrôlée dans des addictions les plus perverses, allant de rapports sexuels non consentis avec des inconnues mais aussi, à la consommation de drogue. De plus, elle avouera avoir été molestée par une lesbienne féministe, dans son premier ouvrage Vadia nao ! Sete vezes que fui traida pelo feminismo [Pas une catin ! Sept fois trahie par le féminisme]. Pire, elle prétend que les Femen entretiendraient des réseaux de vices encore plus pernicieux.

Elle cite : « J’ai vu le mouvement féministe couvrir des faits de pédophilie et persécuter des femmes… Je suis témoin que, pour les Femen, les femmes n’ont aucune importance mais ne servent que de carburant pour alimenter le feu haineux de la secte féministe. »

En 2013, elle finit par se retirer du combat. Elle quitte les Femen et s’engage alors dans la création d’un nouveau mouvement, les Bastardxs, qui va également faire beaucoup de bruit puisque, lui aussi, fait appel à des représentations publiques dénudées. Offensant les croyants par leurs photographies mythiques et se voulant provocatrices, telles que ce baiser que la jeune femme échangea, attachée sur une croix avec une autre militante, les seins à l’air. Une photo blasphématoire, insultante pour le Christ et pour de nombreux croyants, méprisant les chrétiens du monde entier. Cet acte « antéchristique », pour bien des croyants, amuse la communauté LGBT brésilienne. En créant un tollé médiatique, cette image devient LE symbole de la communauté homosexuelle, bisexuelle et transgenre au Brésil. Cependant, là encore, nouveau revirement de situation. Sara ne s’y sentirait pas à sa place et se forcerait à adopter des attitudes et des orientations différentes pour s’imposer et se faire accepter en tant que leader.

Elle finit à nouveau par quitter sa propre organisation, rejetant au passage l’idéologie du genre, « doctrine obligatoire pour faire partie de ce mouvement », précise le blog de Jeanne Smits, qui consacrera un article sur le sujet [Sara « Winter » Giromin, Femen repentie au Brésil]. Désormais, elle dénonce le féminisme, l’avortement, et s’excuse auprès des chrétiens.

C’est auprès d’une femme, réputée conservatrice et antiféministe, qu’elle trouve une oreille compatissante. Regrettant profondément ses actions passées, blasphématoires et offensantes, Sara Giromin reconnaîtra être allée beaucoup trop loin.

En plus d’avoir été touchée par la grâce, elle serait, non seulement, devenue une militante Pro-Vie, mais également membre d’une organisation appelée Pro-femme, un tout autre mouvement féministe dont les valeurs et les idéologies vont à l’encontre des mouvements Femen et Bastardxs.

Après un avortement, elle finit par donner la vie et déclare : « S’il vous plaît, vous, ces femmes, qui cherchez désespérément à avorter, réfléchissez-y, faites attention. Je regrette énormément de l’avoir fait. Je ne veux pas qu’il vous arrive la même chose. Je me suis repentie d’avoir eu un avortement et aujourd’hui je demande pardon. Il y a un mois hier que mon bébé est né et ma vie a un sens nouveau. J’écris ceci pendant qu’il dort sereinement sur mes genoux. C’est la sensation la plus extraordinaire du monde. »

Une maternité qui changea totalement son regard sur la féminité. Elle adopta, depuis cette conversion, un tout autre langage. Attestant faire des progrès dans sa vie spirituelle et dorénavant chrétienne, elle assure des conférences pour dénoncer ce qui fut ses anciens combats. Il n’y a plus qu’un mot à dire : Hallelujah !

Elise

À propos de Elise

Étudiante en lettres modernes et libertine assumée. Mes deux passions: la littérature et le sexe. Que je peux enfin concilier sur ce blog, où je vous raconterai mes aventures sexuelles et autres coups de cœur et coups de gueule en rapport avec la sexualité. Bisous à tous (et à toutes, j'aime bien les filles aussi !).