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Mathématiques de la fessée

Vincent Lacrosse

Publié

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La fessée oui, mais comment ? Cette pratique ancestrale qui fait de nous de grands enfants a des torts immenses, des vertus nombreuses, et autant de manières de l’administrer.

La fessée à travers les âges

Comme d’habitude, tout commence dans l’Antiquité avec les Grecs, puis les Romains. Citons, Asclépiade le médecin grec, pour qui la fessée est le remède absolu contre les troubles bipolaires, ou Sénèque qui l’utilise contre la fièvre. La fessée comme traitement est aujourd’hui peu recommandée : elle multiplie par deux chez l’enfant la probabilité d’un futur délinquant, et s’il est vrai que son administration permet d’activer la circulation du sang et de la lymphe, l’aspirine est vraiment beaucoup plus efficace pour soigner la fièvre. Jean-Jacques Rousseau dans ses Confessions explique son véritable intérêt : « j’avais trouvé dans la douleur, dans la honte même, un mélange de sensualité qui m’avait laissé plus de désir que de crainte de l’éprouver derechef par la même main. »

Les codes de la fessée

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Le premier organe sexuel chez l’Homme, c’est bien le cerveau. Aussi la fessée est avant tout cérébrale. Et nous ramènerait, comme d’habitude à notre petite enfance, dans une représentation classique de domination par plus fort ou plus grand que soi, merci Freud. Il s’agit donc d’une posture. Tendre les fesses à son partenaire c’est déjà savoir ce qui va avoir lieu, c’est d’abandonner à l’autre et mettre de côté sa dignité, sa majorité et ses vaccinations. C’est la force de toutes les pratiques sexuelles qui s’appuient sur la domination que d’avoir lieu, avant la réalité, dans l’esprit de la personne dominée. Mais cette domination doit obéir à des codes acceptés par les deux parties. Il convient donc de prendre son temps. Une fessée, pour ne pas être lourdingue, doit être préparée et codifiée. On peut en parler avant à sa partenaire ou, si on est naturellement très à l’écoute, les choses peuvent se passer de manière implicite. Dans tous les cas toutes les fessées ne se valent pas, et il faut impérativement bien se positionner, car tout est une question de distance entre les corps.

La posture en question

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Ovide, l’écrivain romain, a sa manière à lui d’étudier les positions idéales de la fessée. Dans son livre L’Art d’aimer il explique : « La même posture ne convient pas à toutes. Que celle qui brille par les attraits du visage, s’étende sur le dos; que celle qui s’enorgueillit de sa croupe élégante, en offre à nos yeux toutes les richesses. » La question de la beauté de la fille à fesser entre évidemment en ligne de compte, mais cette même posture procurera aussi des douleurs plus ou moins grandes. Sur les genoux, la distance est assez faible, penché contre un bureau elle sera nettement plus importante. Heureusement donc cette douleur est mesurable et quantifiable, car on peut être coquin ET mathématicien…

Formule fessée

Le premier critère dans cette échelle de la douleur, c’est la distance entre fesseur et fessé. Plus la distance est grande, plus la douleur est importante. Le bras décrivant un grand arc de cercle prend de la vitesse et la force appliquée aux fesses devient plus importante. L’utilité des ustensiles vient vérifier cet état de fait : en prolongeant le bras au moyen d’une cravache ou de tout autre objet, on augmente d’autant la longueur du bras et la distance d’avec les fesses, et donc la douleur. Ce qui nous donne la formule suivante de vitesse angulaire  :

                                                ω = α / t

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Bon ouvrier, bons outils

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Il y a donc toute une gamme d’outils à votre disposition pour effectuer cette fessée à plus ou moins bonne distance : la main seule, une cuillère, une chaussure, une cravache n’ont pas la même taille. Avec un martinet on augmente la surface de contact, mais on répartit également cette douleur : une cuillère en bois pourra donc faire plus mal, à force égale. Ne pas hésiter donc à préparer de multiples accessoires, afin de varier les douleurs, de monter en intensité, en somme de permettre à l’autre d’anticiper sur sa douleur et d’en tirer le plaisir voulu. Allons-y donc progressivement, et soyons à l’écoute de l’autre, mais ne laissons pas les bêtises de nos partenaires impunies…

Pigiste globe-trotter, essentiellement pour la presse américaine.

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