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Farting, Mesmerize, Giantess… 10 genres classés X que vous ne connaissez pas !

Clint B

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Internet, c’était la promesse d’accéder en quelques clics à l’intégralité de la connaissance humaine, de se confronter à l’envi à tous les genres esthétiques dont l’art s’enorgueillit. Résultat : on se retrouve généralement à errer sur Youtube entre vidéos de lolcats et rediff pirate des meilleurs épisodes Caméra Café. Triste constat. Côté pougnette, c’est un peu pareil ; un gang bang par-ci, un peu d’amat’, un fake casting par-là et à l’occasion, un petit solocam avec sa dulcinée virtuelle. Globalement, une fois sa zone de confort trouvée, on ne s’éloigne plus des sentiers battus, de peur de tomber sur un sévice que ni son historique internet, ni sa santé mentale ne sauraient assumer. Pour épargner au quidam frileux cette coûteuse exploration des méandres obscurs du porno, voici donc 10 genres classés X dont vous n’avez sans doute jamais entendu parlé. Peut-être y découvrirez-vous l’inavouable fétichisme que vous avez toute votre vie refoulé…

CEI : régime protéiné

Les amateurs d’instructions de branlette, ou Jerk Off Instructions (JOI) dans la langue de Shakespeare, sont très certainement tombés « par hasard » sur cet acronyme pour le moins abscons : « CEI ». La séquence éponyme se déroule pourtant comme à l’accoutumée, jusqu’au moment fatidique où la monitrice émet une requête incongrue : que le spectateur, finalement purgé de son trop-plein de désir ingère le produit de son effort, et avec gourmandise, je vous prie ! C’est tout le charme des Cum Eating Instructions, les directives pour manger son sperme, un fantasme qui mêle teasing, obéissance et plaisir gustatif. Parce que c’est bien joli de vanter à qui veut l’entendre les bienfaits nutritionnels du foutre, mais à un moment, il est temps de goûter à ses propres remèdes…

Smoking : « Merci Philip et Morris ! »

Le porno est-il soumis à la loi Evin ? Visiblement non, vu la quantité invraisemblable de pastilles salaces capitalisant sur cette vilaine habitude. Fumer tue ! Et malgré les avertissements placardés en gros, en gras, sur chaque paquet de sèches, les marchands de cancer en volutes ont réussi leur insupportable imposture : rendre la clope sexy. On n’y peut rien si la gauloise nous vient, à la vue d’une gitane qui crapote avec désinvolture en astiquant nonchalamment un chibre, comme si ces deux activités relevaient de la même indécrottable addiction qu’elle chérit autant qu’elle méprise.

Downblouse : du monde au balcon

À l’heure du gaping et de la quadruple anale, il est de bon ton, parfois, de gravir les sommets de l’excitation par des sentiers moins abrupts. En la matière, le downblouse tient lieu d’ascension en douceur, avec en prime, une vue imprenable sur les reliefs vallonnés. Traduction littérale de « sous le chemisier », l’enjeu de la discipline peut se résumer en une proposition toute simple : apercevoir un téton, dans l’ample décolleté d’une demoiselle qui se contorsionne innocemment. Et, qu’il s’agisse de shampouiner la moquette ou d’arroser le yucca, toutes les excuses sont bonnes pour se pencher en avant et secouer ses loches sous le pif d’un spectateur-caméra subjugué par cette danse voluptueuse. Malgré l’hégémonie incontestable des fortes poitrines dans le domaine, les bonnets A ne sont pas en reste, apportant un soupçon de crédibilité fort bienvenu dans ce jeu de dupes pas toujours très fin.

Heel popping : la mule et les talons

Le fétichisme des pieds est sans doute l’un des lieux communs les plus courus des curiosités érotiques. Aussi, il serait impropre de ranger tous les podophiles dans la même boîte à chaussure,  tant les points de cristallisation sont divers et spécifiques. Certains ne jurent que par les orteils, d’autres raffolent des chatouilles, d’autres encore vendraient père et mère pour foutre le museau dans une paire de groles malodorantes. Parmi cette faune aussi sympathique qu’exotique, il y a ceux qui prennent leur pied à voir un talon de femme s’extraire avec langueur d’un escarpin trop grand. Ils sont le cœur de cible du heel popping, un genre qui érige Cendrillon en monument de subversion perverse…

Giantess : la folie des grandeurs

Il y en a pour qui visiter la Statue de le Liberté revêt un caractère plus érotique que le commun des mortels. Pour ces êtres particuliers, définitivement, la taille, ça compte ! Et pour cause ; telle Ann Darrow entre les paluches du King Kong, rien ne leur ferait plus plaisir que d’être à la merci d’une femme aux dimensions cyclopéenne, pour lui servir au besoin de défouloir sexuel. On les nomme « macrophiles », et le genre giantess leur est tout spécifiquement adressé. Mettant l’accent sur les contre-plongées vertigineuses, les maquettes 1:18 et les FX amateur, ce style repose moins sur l’acte sexuel, même si la nudité tient une place essentielle, que sur le sentiment d’insignifiance et de fascination face à une Amazone de cinquante mètres de haut.

Body inflation : gonflé à bloc

Qui n’a jamais rêvé de voir le corps de son partenaire gonfler jusqu’à se changer en une véritable montgolfière de chair, la tête et les membres figés dans la stupéfaction de ne plus pouvoir de se mouvoir ? Non ? Personne ? C’est fou, pourtant, ces centaines de scènes porno que personne ne regarde où des modèles glissent des ballons de baudruche sous leurs vêtements pour simuler l’inflation corporelle, l’air de la surprise feinte plaqué sur le visage. Vraiment incompréhensible. Sans doute un bug dans l’algorithme… * wink wink*

Mesmerize : « Vos balloches sont lourdes, très lourdes… »

Dans le X, il y a bien longtemps qu’on ne « s’hypnotise » plus. Vous comprenez, à notre époque moderne et progressiste, il serait absolument inadmissible que la fiction pour adultes, obscène et masturbatoire, fasse l’apologie de la manipulation mentale à des fins graveleuses. Rendez-vous compte ! Non, l’hypnose est définitivement persona non grata dans le porno. À la place, on se « mesmerize ». Oui, c’est la même chose : les mêmes décors de cabinets de consultation, les mêmes scénarios de psychologue véreux, les mêmes numéros de kermesse à base de pendule et de suggestions répétées à tue-tête ; sauf que le mot-clé n’est pas banni des plateformes de diffusion. En outre, le genre inclus aussi tous les montages psychédéliques sur fond de fractale issues de Windows Media Player, où une domina ensorcelante s’échine à vous convertir en « fiotte soumise et obéissante » (« obedient and submissive sissy » dans le texte).

Farting : l’amour avec un grand pet

Il est, au sein de la pornographie, une loi aussi immuable que tacite : si vous trouvez quelque chose crado, il y a forcément quelqu’un que ça excite. Il en est ainsi pour le fantasme du prout, une spécialité qui consiste à se filmer en buse en train de lâcher ses perlouzes les plus tonitruantes au visage de son public. Ambiance sulfureuse garantie. Faute d’odorama, le concept se résume essentiellement à une symphonie en raie majeure avec solo de grosse caisse. Certes, c’est un poil puéril, mais que celui qui ne s’est jamais demandé à quoi ressemble un trou de balle qui tousse me jette la première pierre…

Jean wetting : et au milieu coule une rivière

Ne cherchons pas midi à quatorze heures ; oui, c’est de l’uro, mais avec une subtilité. Ni douche dorée, ni gargarisme vermeil, le jean wetting met en scène le fait de se pisser dessus, tout seul comme un grand, et dans un jean moulax pour accentuer le caractère embarrassant. Jolie nana (ou beau mec), besoin irrépressible, contrainte vestimentaire, soulagement honteux, les effets érotiques restent somme toute assez classiques, pour peu qu’on tolère la chaude sensation du pipi.

Nose blowing : les petits mouchoirs

Les pets ont leur public, l’urine à son audience, le mucus, parent pauvre des humeurs corporelles, ne mérite-t-il pas, lui aussi, de jouir d’une fanbase ? Bien sûr que si ! C’est pourquoi le nose blowing rassemble tout ce que la planète compte de fétichistes du nez et de morvophiles invétérés autour du même mouchoir, généralement celui d’une performeuse qui éternue, renifle, se mouche et, à l’occasion, pratique la double pénétration nasale. Paraphilie de niche s’il en est, la démocratisation du dépistage coronaviral pourrait bien porter aux nues ce genre qui ne demande qu’à exploser. Stay tuned !

Titulaire d'une maîtrise en cinéma, auteur d'une Porn Study à l'Université Paris VII Diderot, Clint B. est aujourd'hui chroniqueur de l'actualité porno.

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